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Cameroun. Madame Kontchou Kouomegni et Paul Hiol aux arrêts

Faux et usage de faux. Les deux personnalités et un déclarant en douanes passent leur deuxième jour de détention à la prison centrale de New-Bell à Douala après avoir été en partie interpellés à Yaoundé le 23 juillet 2012.

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L’émotion est à couper aux couteaux ce matin du 24 juillet 2012 dans le hall de l’Hôtel Franco, non loin de la Délégation générale de la surêté nationale (Dgsn) à Yaoundé. L’ombre de la promotrice de ce centre hôtelier de trois étoiles emmenée à Douala par les forces de l’ordre la veille, plane. 

Tant les employés de la maison ont déjà appris la nouvelle : « Madame Franco » n’y reviendra pas de si tôt. D’aucuns parmi les employés tiennent en main des journaux qui reviennent sur les ennuis judiciaires de la patronne. Ils veulent savoir pourquoi elle a été écrouée à New-Bell. D’autres personnes accourent, affichant la même inquiétude. « Qu’est ce qui est arrivé à Mami Nyanga, [son sobriquet, ndlr] », s’interrogent-elles. Elles n’ont pas de réponses précises à leur question. Juste apprennent-elles que la maîtresse des lieux a été happée avec Paul Hiol, maire de la commune de Massok Songloulou et un déclarant en douanes, Pierre Mbianga. Et… presque plus rien.

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Mais d’après quelques indiscrétions glanées auprès de sources proches du dossier, Le Messager apprend que les faits reprochés à ce trio remontent à 2009. Dans le cadre d’un partenariat tissé entre la commune de Massock Songloulou et plusieurs villes occidentales, Paul Hiol aurait obtenu des appuis logistiques pour le fonctionnement de la mairie et sollicitait de la direction générale des douanes, des exonérations. Pour convaincre les préposés de cette administrations, il  aurait brandi avec Pierre Mbianda, un faux acte du secrétaire général de la  Présidence de la République instruisant le ministre des Finances de leur accorder les facilités sollicitées. La manœuvre réussie, c’est Françoise Puene, épouse Kontchou Kouomegni qui bénéficiera des engins  destinés d’une part  à la commune de Massok Songloulou d’après certaines sources, et  prétendument à la garde présidentielle, selon d’autres indiscrétions.

Cent millions Fcfa

On le sait l’affaire a tourné court. Inquiétés depuis trois semaines, les trois comparses ont été  déférés à la prison centrale de New-Bell par un juge d’instruction près le tribunal de grande instance du Wouri. D’autres sources affirment que Françoise Puene aurait sollicité, en vain, une liberté provisoire contre paiement d’une caution de cent millions de F Cfa. En rappel, Françoise Puene veuve d’un ex-chef du groupement Bana, dans la Haut-Nkam est connue à Yaoundé comme une audacieuse femme d’affaires ayant fait fortune en un temps record dans l’hôtellerie, la restauration et les marchés publics.

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Redoutée par ses partenaires d’affaires, adulée par une classe de nouveau riches prêts à tout pour se faire de l’argent, elle aurait croisé le chemin de l’ex-ministre Augustin Kontchou Kouomegni, vers la fin des années1990. Au début des années 2000, l’ex-porte parole du gouvernement va procéder à un mariage traditionnel avec celle que le tout-Yaoundé présente comme sa deuxième femme.  Ils vivent en effet, sous le même toit au quartier Bastos (près du l’institut Goethe) depuis quelques années. En dépit d’un mariage sous le régime monogamique avec sa première épouse, le professeur Kontchou a toujours présenté Mami Nyanga comme sa deuxième… seconde épouse.

Rodrigue N. TONGUE


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