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Après les étrangers, Boko-Haram enlève des camerounais

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Abubakar Shekau, chef du groupe Boko Haram

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Trois jeunes garçons ont été enlevés entre dimanche et lundi dans la région de l’Extrême-Nord au cours de deux incursions. Les ravisseurs se sont repliés au Nigéria.

Deux départements de l’Extrême-Nord du Cameroun ont subi des incursions des islamistes de Boko-Haram dimanche et lundi, selon des informations diffusées hier, le 14 juillet, dans l’après-midi et en soirée par la radio publique nationale (Crtv). Ceci après l’attaque d’une brigade de gendarmerie dans la nuit du 10 au 11 juillet dernier dans la même région.

La première incursion a eu lieu dimanche, aux environs de 3h du côté du Lamidat de Limani, dans le département du Mayo Sava. Des hommes armés et à bord de motos, une dizaine selon «Le Poste national», ont fait irruption dans la demeure du lamido de cette localité. N’ayant pas trouvé le maitre des lieux dans la demeure comme ils l’espéraient, ils s’en sont pris à deux de ses enfants de sexe masculin, âgés respectivement de 19 et 17 ans. Les ravisseurs sont repartis au Nigéria avec les deux jeunes gens, qui seraient élèves en classe de quatrième au Lycée de Limani, à titre d’otages.

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Après ce forfait, d’autres assaillants – qui appartiendraient à Boko Haram selon des sources militaires citées par la Crtv – ont opéré le lendemain du côté de Bargaram, localité située dans le département du Logone et Chari, région de l’Extrême-Nord, à 7KM du Nigéria. Les forces de l’ordre installées à Kousseri, le chef-lieu de ce département ont été immédiatement informées d’une présence importante d’étrangers suspects. En se rendant à Bargaram, ils ont été accueillis par des coups de feu nourris tirés par «trois guetteurs», des complices placés aux avant-gardes. Comme à Limani, les assaillants se sont repliés aussitôt au Nigéria emportant avec eux la moto d’un gendarme et kidnappant un enfant de 20 ans qui serait le fils d’un dignitaire de la localité.

Selon l’interprétation faite par les reporters de la radio publique camerounaise dans l’Extrême-Nord, ces différents kidnappings opérés par Boko-Haram auraient pour objectif de saper la collaboration et la confiance qui existe actuellement entre les forces de l’ordre et les populations de l’Extrême-Nord. Une région que les Islamistes de la secte croyaient acquise à leurs plans avant que le Cameroun, par la voix de son président, ne leur déclare la guerre le 17 mai 2014 lors d’un sommet organisé à Paris sur la sécurité au Nigéria.

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Entre temps, c’est le nouveau gouverneur de la région de l’Extrême Nord, Midjiyawa Bakary qui a fort à faire avec l’objectif qu’il a présenté comme étant sa principale feuille de route : veiller à la sécurité des personnes et des biens. Avant ces enlèvements de nationaux, le dernier rapt attribué à Boko Haram avait ciblé une dizaine d’ouvriers chinois travaillant à Waza dans l’Extrême-Nord le 16 mai 2014. Ces expatriés n’ont pas encore été libérés à ce jour.

 


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