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Alex Gustave Azebazé : « Notre système pénal doit revenir sur les principes du code de procédure pénale qui faisait de la liberté la règle, la détention l’exception »

Le Journaliste a fait cette déclaration sur sa page Facebook, le mercredi 24 mai 2023, au sujet de l’acquittement de Bruno Bekolo Ebe, par le Tribunal Criminel Spécial (TCS), comme l’a constaté Lebledparle.com.

Bruno Bekolo Ebe noir
Bruno Bekolo Ebe en noir

Bruno Bekolo Ebe a été acquitté par les juges du Tribunal criminel spécial (TCS) le 24 mai 2023 à Yaoundé. L’ancien recteur de l’université de Douala était poursuivi pour un détournement de fonds en coaction de l’ordre de 3,4 milliards de FCFA.

C’est un rapport dressé par une mission de vérification du Contrôle supérieur de l’État (Consupe) qui a été utilisé pour charger Bruno Bekolo Ebe. Cette mission, qui a audité la gestion de l’université de Douala entre 2005 à 2010, impute des « fautes de gestion » avec ou sans incidence financière à des responsables de l’université de Douala. Au bout de cinq années de procédures, les juges du TCS ont décidé d’acquitter Bruno Bekolo Ebe ainsi que certains de ses coaccusés.

La liberté la règle, la détention l’exception

En commentant cette actualité, le défenseur des droits de l’homme, Alex Gustave Azebazé déplore 5 ans de détention inutile et pense qu’il faut revenir au principe juridique qui veut que la détention soit l’exception. « Mon dieu, comment fait-on pour garder une personne – dirigeant d’université en plus – en détention préventive pour l’acquitter 5 ans après ? Pourquoi ne pas assurer au cours des enquêtes la solidité des preuves avant de poursuivre les présumés détourneurs de fonds publics? Notre système pénal doit au minimum revenir sur les principes du code de procédure pénale qui faisait de la liberté la règle, la détention l’exception. Le système anglo-saxon que nous avions intégré avec le système français est en tout cas assis sur ce principe. Et ce n’est pas plus mal car en assurant la présomption d’innocence, il préserve les droits fondamentaux de  chaque citoyen, – la liberté d’aller et venir en tête -, mis en face de la machine judiciaire au plan pénal notamment », écrit l’Éditorialiste indépendant.

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