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Cameroun : Un ex-employé de la SOSUCAM réclame 332 millions de FCFA

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Benoit Keuda, ancien chef mécanicien a la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM) poursuit son ancien employeur de négligence, et exige 332 millions FCFA représentant les frais médicaux et dommage et intérêt. D’après l’hebdomadaire Kalara du lundi 3 juillet 2017, l’affaire est actuellement en jugement devant le Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaounde.

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Le plaignant affirme avoir bradé l’ensemble de son patrimoine pour payer les frais médicaux, hypothéquant ainsi l’avenir de sa famille. D’après le journal, SOSUCAM n’a pas déclaré son accident de travail, qui remonte au 22 août 2005. Alors qu’il dépannait une pompe mécanique, celle-ci a lâché et Benoît Keuda a reçu de la soude sur une bonne partie de son corps. Transporté en urgence à l’hôpital, il aurait été abandonné par l’entreprise qui ne lui a pas versé un seul radis alors qu’il était en soins intensifs. Après l’avais des médecins, il aurait subi de graves brulures et une incapacité physique permanente de 85%. 5 ans après, il a décidé d’entreprendre des démarches auprès de la CNPS pour bénéficier d’une réparation. Malheureusement, il découvrira que la SOSUCAM n’a pas déclaré son accident dans les délais prescrits par la loi.

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Le journal Kalara rapporte que par ailleurs, l’ancien chef se targue d’un statut de travailleur permanent que lui dénie l’entreprise. En effet, Benoit Keuda avait été licencié par la SOSUCAM alors qu’il était encore en soins intensifs. « J’étais classé dans la 6e catégorie échelon A de la Convention collective nationale de l’agriculture et activités annexes et plusieurs fois honoré de diverses distinctions. C‘est à tort que SOSUCAM a refusée de me prendre en charge sous le fallacieux prétexte que je n’étais pas un travailleur permanent »,

En attendant le 27 juillet pour le renvoi de l’affaire, les camerounais découvrent ahuris l’hideux visage de la prédation capitaliste qui ne protège pas assez les travailleurs. Combien travaillent en situation délicate à l’heure ou ces lignes sont écrites ? Combien attendent de recevoir leur dû après une vie de labeur bien rempli ? Combien s’en vont sans y avoir touché ? Le moins que l’on puisse dire c’est que nous espérons que cette affaire fera incitera les uns et les autres à examiner leur situation et le cas échéant, d’entamer la procédure faisant foi.

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