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Non renouvellement « supposé » des accords secrets avec la France :  Cabral Libii apporte des éclaircis

Non renouvellement « supposé » des accords secrets avec la France :  Cabral Libii apporte des éclaircis

Alors qu’une information faisant état de ce que le président de la République a refusé de renouveler de nombreux accords qui lient le Cameroun à l’ex colon français, Cabral Libii dans un texte partagée sur les réseaux sociaux le 26 décembre dernier, a tenté de faire la lumière sur cette affaire. Lebledparle.com vous propose ci-dessous, l’intégralité de son analyse. 


Non renouvellement « supposé » des accords secrets avec la France :  Cabral Libii apporte des éclaircis
Cabral Libii (c) Droits réservés

A propos des apparents « mouvements » autour du 26 décembre…

Le 26 décembre porte une forte charge historique :

 – Le 26 décembre 1945, la France signe les Accords de Brettonwoods (ces accords issus de la Conférence de Brettonwoods dans le New-Hampshire aux USA, qui se tint du 1er au 22 juillet 1944 pour dessiner les contours du système économique et monétaire international et donna naissance à la Banque Mondiale, au FMI et plus tard à l’OMC). À cette signature, la France instaura le Franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA) ;

–  Le 26 décembre 1959, le Cameroun dont l’indépendance avait été décidée par une résolution des Nations Unies quelques mois plus tôt, signa un accord de défense (SECRET) avec la France. Certains écrits sur cet accord nous apprennent qu’il portait sur la défense militaire, la monnaie, la langue, le sous-sol etc.

Le moins qu’on puisse dire est que l’accord était léonin, ce que justifie par ailleurs le contexte de l’époque…

Alors pourquoi le 26 décembre 2020 fait-il autant de bruit sur Facebook ? Cette date consacrerait-elle la caducité de la signature des Accords de Brettonwoods par la France ?

Visiblement non !

L’accord signé par la France le 26 décembre 1945 est un accord bilatéral certes, mais multilatéral dans son incidence monétaire, et dont la fin ne saurait intervenir à une date ulterieure connue à l’avance du fait de l’accès ulterieur à la souveraineté internationale par les entités étatiques concernées. La fin du CFA ne peut donc intervenir totalement ou partiellement que dans deux cas de figure :

1- tous les pays membres y mettent fin sur commun accord ;

2- un des pays membres décide de sortir de l’accord après l’avoir dénoncé selon les clauses de l’Accord.

Il en est ainsi parce que les Accords entre Etats sont codifiés par un document appelé Convention de Vienne.

Laquelle de ces hypothèses se réalise donc le 26 décembre 2020, c’est-à-dire 75 ans plus tard ?

Continuons…

L’Accord bilatéral signé le 26 décembre 1945 entre le Cameroun et la France, s’étalait dit-on, sur 50 ans. Il a toutefois connu des modifications le 21 février 1974. Et à “échéance” de 50 ans en 2009, il a été a nouveau révisé et renouvelé. Nous l’avons appris à la faveur d’un communiqué rendu public le 21 mai 2009. Et cet accord “nouvelle génération” comme on l’a appelé à l’époque, aurait désormais une durée de 5 an renouvelable, y compris par tacite reconduction. Nous savons que le Parlement Français a ratifié ce nouvel accord en 2012 pour une première échéance en 2017…

Alors pourquoi le 26 décembre 2020 fait-il autant de bruit sur Facebook ? Cette date consacrerait-elle la fin de l’Accord révisé et renouvelé entre le Cameroun et la France en 2009 ?

Assurément non !

 

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