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Emmanuel Simh : « On peut tous nous mettre en prison, mais le Mrc ne mourra pas »

Dans un entretien avec Serge Aimé Bikoi, le chef service politique et économique de la Radio tiemeni siantou (Rts), rédacteur-en-chef de Panorama papers et chroniqueur au quotidien Le Messager, le président du comité d’organisation de la troisième convention du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) dévoile les enjeux de cet événement politique, l’état des préparatifs, la place réservée à la diaspora, ainsi que le programme des deux jours de travaux.

Me Simh Emmanuel

À la question de savoir si le Mrc, qui va à la prochaine convention sans Alain Fogue, Pascal Zamboue, Olivier Bibou Nissack, Mispa Awasum et 41 prisonniers politiques ne s’y rend pas étant handicapé parce que amputé de ses cadres et militants détenus, voici la réponse du président du comité d’organisation de la troisième convention ordinaire du Mrc.

« Nous aurons naturellement aimé que pour l’occasion, l’on puisse permettre à nos militants détenus d’assister à la convention. Mais, je sais qu’ils ne le feront pas. Je dois vous dire que nos prisonniers politiques ne se sont jamais considérés, un seul instant, comme des acteurs qui sont en dehors du combat. Ils restent et demeurent dans le combat politique. Même étant en prison, ils sont dans le combat. Je peux vous surprendre c’est en prison que ces gens sont plus forts. Lorsque vous rendez visite à ces prisonniers politiques-là, ceux qui sont à Douala, à Yaoundé, vous vous rendez bien compte qu’ils ont un moral de fer et ils continuent à participer aux activités du parti même de loin, notamment par leurs idées que nous retenons de manière permanente. Quand on va en prison, on discute avec eux et ils donnent leur point de vue. Donc, la présence de ces gens en prison n’enlève pas leur qualité de militant engagé ou de militant convaincu.

D’ailleurs, vous pouvez avoir des surprises. Pour nous au Mrc, le fait qu’on soit en prison n’empêche pas un militant d’être dans les organes dirigeants du parti. Il vous souvient lorsque Monsieur Biloumi Beas Salomon était en prison à Douala à New-Bell, il a été élu dans le bureau régional du Mrc bien qu’étant en prison. Il a tenté de briguer le poste de régional, mais finalement, il a été élu dans ce bureau-là. Il a eu un poste important. Vous le verrez à la convention. Donc pour nous, on peut emprisonner leur corps, mais on ne peut pas emprisonner leur esprit. Le Mrc est un esprit, c’est un état d’esprit. On peut tous nous mettre en prison, mais le Mrc ne mourra pas. Je pense que ceux qui ont mis Fogue, Zamboue, Bibou Nissack, etc en prison, ils ont pensé que les mettre en prison diviserait le parti, découragerait les Camerounais de s’engager. Mais, ça n’a servi à rien. Aujourd’hui encore, beaucoup continuent de venir massivement dans les rangs du Mrc.

Le choix doit donc être fait entre maintenir l’ordre gouvernant de 82 et changer radicalement notre pays. Nous serons naturellement de tout cœur avec eux. C’est pour cela que nous préparons, de manière exclusive, un documentaire sur la vie de ces prisonniers politiques. Pas seulement ceux qui sont en prison, mais aussi ceux qui sont déjà libérés. Il faut que l’on voit le parcours du Mrc, qu’on voit le martyr qu’on a subi. On parlera donc de leur combat. Nous allons donc rendre hommage à ces prisonniers politiques autant les premiers qui sont déjà libérés que ceux qui sont encore détenus. Qu’ils sachent qu’on ne les oublie pas ! Ils sont dans nos cœurs ».

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