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Cabral Libii et Maurice Kamto à couteau tiré au sujet de la réforme du système électoral

Libii et Kamto

La réforme du code électoral qui fait l’objet des bisbilles politiques depuis l’élection présidentielle de 2018, ne cesse d’engendrer les passions au sein de l’opposition camerounaise. Coup pour coup, le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) de l’honorable Cabral Libii et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) du professeur Maurice Kamto se divisent sur la question par tweets interposés.

Libii et Kamto
Maurice Kamto et Cabral Libii (c) Droits réservés

Origines de la brouille

Le 23 mai 2020, Cabral Libii sur sa page Twitter, lance le débat : « La clé de l’alternance politique, c’est l’implication réelle des citoyens, c’est la participation active de ceux qui la souhaitent. Chacun avec ses idées   ou sous sa chapelle. Tout le reste est séduisant, mais secondaire. Inverser l’ordre, c’est créditer la résignation »

{source}<blockquote class=”twitter-tweet”><p lang=”fr” dir=”ltr”>La clé de l&#39;alternance politique, c&#39;est l&#39;implication réelle des citoyens, c&#39;est la participation active de ceux qui la souhaitent. Chacun avec ses idées ou sous sa chappelle.<br>Tout le reste est séduisant, mais secondaire. Inverser l&#39;ordre, c&#39;est créditer la résignation. CL</p>&mdash; Cabral LIBII (@CabralLibii) <a href=”https://twitter.com/CabralLibii/status/1264190730286792706?ref_src=twsrc%5Etfw”>May 23, 2020</a></blockquote> <script async src=”https://platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8″></script>{/source}

Cette pensée du leader du PCRN, a poussé le leader du MRC à faire des précisions sur cette alternance. Le même jour et par le même canal, l’homme politique écrit : « Nous n’accepterons pas la succession de gré à gré dans notre pays, ni de nouvelles élections populaires sans une réforme consensuelle du système électoral. Seul le peuple camerounais devra choisir ses dirigeants légitimes, dans la liberté et la transparence démocratique. », a déclaré Maurice Kamto.

{source}<blockquote class=”twitter-tweet”><p lang=”fr” dir=”ltr”>Nous n’accepterons pas la succession de gré à gré dans notre pays, ni de nouvelles élections populaires sans une réforme consensuelle du système électoral. Seul le peuple camerounais devra choisir ses dirigeants légitimes, dans la liberté et la transparence démocratique.</p>&mdash; Maurice Kamto (@KamtoOfficiel) <a href=”https://twitter.com/KamtoOfficiel/status/1264305733262327808?ref_src=twsrc%5Etfw”>May 23, 2020</a></blockquote> <script async src=”https://platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8″></script>{/source}

En déphasage avec Maurice Kamto, le promoteur du mouvement onze millions de citoyens recadre : « J’insiste !  Le code électoral n’est pas la panacée. Le principal est la participation massive et active du peuple. Toutefois, je propose que les dynamiques politiques d’alternance mutualisent pour une proposition de code », a twitté Cabral Libii, poursuivant que « L’implication active, palpable et la participation citoyenne effective, réelle, sont fondamentales et primordiales pour le contrôle de l’alternance dans notre pays. Je suis parfaitement attentif aux approches de bonne ou de mauvaise foi qui, elles, privilégient la modification du code électoral dans notre système démocratique », soutient Cabral Libii.

{source}<blockquote class=”twitter-tweet”><p lang=”fr” dir=”ltr”>J&#39;insiste! Le code électoral n&#39;est pas la panacée. Le principal est la participation massive et active du peuple.Toutefois, je propose que les dynamiques politiques d&#39;alternance mutualisent pour une proposition de code. <br>Le PCRN déposera la proposition de loi à l&#39;Assemblée. CL.</p>&mdash; Cabral LIBII (@CabralLibii) <a href=”https://twitter.com/CabralLibii/status/1264328391014187008?ref_src=twsrc%5Etfw”>May 23, 2020</a></blockquote> <script async src=”https://platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8″></script>{/source}

Pour Cabral Libii, le choix à faire est de s’inscrire sur les listes électorales pour avoir sa carte d’électeur ; et non de faire un « tir blanc » en publiant « à longueur de journée des idées originales pour changer la gouvernance ». Pour étayer sa critique, le député prend en exemple la Côte d’Ivoire où le boycott vient de montrer ses limites. 

« Le mot d’ordre jusqu’ici au Front populaire ivoirien (FPI) était le ‘‘boycott’’ tant que Gbagbo n’est pas libéré. Puis, retour au réalisme et à l’action efficace depuis trois jours. Appel aux inscriptions massives sur les listes électorales. La clé c’est la participation du peuple », assène Cabral Libii.

{source}<blockquote class=”twitter-tweet”><p lang=”fr” dir=”ltr”>Le mot d&#39;ordre jusqu&#39;ici au Front Populaire Ivoirien (FPI) était le &quot;boycott&quot; tant que Gbagbo n&#39;est pas libéré. Puis, retour au réalisme et à l&#39;action efficace depuis 3 jours. Appel à inscriptions massives sur les listes électorales. La clé c&#39;est la participation du peuple! <a href=”https://t.co/Ff6Ub78EFE”>pic.twitter.com/Ff6Ub78EFE</a></p>&mdash; Cabral LIBII (@CabralLibii) <a href=”https://twitter.com/CabralLibii/status/1264869438500806656?ref_src=twsrc%5Etfw”>May 25, 2020</a></blockquote> <script async src=”https://platform.twitter.com/widgets.js” charset=”utf-8″></script>{/source}

La controffensive du MRC

L’analyse de Cabral Libii s’est heurtée à la riposte d’Armand Noutack, militant du MRC et transfuge du mouvement « 11 Millions de Citoyens » : « Nous étions ensemble sur le terrain pour sensibiliser les Camerounais sur les inscriptions sur les listes électorales, ce fut un échec total au regard des chiffres publiés par Elecam », rappelle-t-il. Pour lui, si aucun Camerounais ne déteste le vote, « ils sont nombreux à détester perdre leur précieux temps pour participer à des élections dont les résultats sont connus d’avance ! Si on avait changé le code électoral en 2016, tu n’aurais même pas eu besoin de créer 11 millions d’inscrits, car les Camerounais allaient s’inscrire massivement eux-mêmes ».

Rappelons que le débat entre le PCRN et le MRC traduit la bataille de leadership entretenue au sein de l’opposition camerounaise depuis la présidentielle de 2018, décrochée par Paul Biya (71,28%). Classé 2e avec ses 14,23%, Maurice Kamto a hérité la place de leader de l’opposition devant Cabral Libii 6,28%.

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