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Cabral Libii : « Dans le domaine politique, la critique de certaines figures héroïques, est souvent assimilée au blasphème par leurs partisans »

Le président national du Pcrn, Cabral Libii dans un texte publié le mardi 19 septembre 2023 aborde la question de la sensibilité entourant certaines figures historiques ou politiques, en se référant à une question posée au Professeur Bahebeck sur le plateau de Vision 4. Lebledparle.com vous propose le texte intégral.

Bahebeck Jean
Pr. Jean Bahebeck, upéciste Um Nyobiste - capture vidéo Lebledparle.com

La question posée au Professeur Bahebeck sur le plateau de Vision 4 le dimanche 17 septembre 2023 était-elle un sacrilège ?

Pour rappel, la question était : Um Nyobe était-il un saint?

La réponse est pourtant évidente, aucun humain n’est saint. Tout aussi évide, est le caractère inapproprié de la réaction éruptive du Professeur…

Maintenant, faisons un parallèle : En demandant à un descendant juif si son peuple était exempt de toute responsabilité dans ce que Hitler lui a infligé, il y a de fortes chances que cette question soit perçue comme outrageante, écoeurante. Car le juif pourrait à juste titre trouver en cette question une  justification sous-jacente à quelque chose d’innommable. La réaction de ce juif, selon le contexte, pourrait être imprévisible…

Lorsqu’on demande à un upéciste si Um Nyobe était saint, on court le risque de réveiller de profondes blessures. Si c’est un upéciste à tempérament doux, il peut passer outre. Mais si c’est un upéciste dont les ascendants ont été impliqués dans les combats du maquis, si c’est un upéciste fanatique de Um Nyobe, ayant un tempérament impulsif, si c’est un Um Nyobiste intégriste, la question de la sainteté du héros nationaliste, peut logiquement déclencher en lui une réaction incontrôlée.

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Dans les domaines religieux et politiques, la critique de certaines figures spirituelles ou héroïques, est souvent assimilée au blasphème par leurs adeptes ou partisans.

Pour rappel, le blasphème est un propos qui outrage le sacré ou ce qui est considéré comme tel. Le sacré est dans bien des cas un dogme. Ça ne puise donc pas toujours dans le raison.

Ne l’oublions pas : la race, la religion, l’ethnie, le fanatisme politique – on pourrait même ajouter le football désormais pour le contexte camerounais –  sont des sujets susceptibles de réveiller « la bête » en l’humain. La séquence du Capitole aux Etats Unis D’Amérique ! est là pour le rappeler.

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En abordant ces sujets, faut toujours se rappeler qu’ils sont délicats non par leur essence, mais par l’imprévisibilité qui en est chevillée.

Cabral Libii

 

 


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