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Sommet de l’Etat : Un ancien Bâtonnier des avocats appelle les députés à exiger un examen médical de Paul Biya

Paul BIYA 1

Dans une lettre publiée ce 28 mai 2018, l’ancien Bâtonnier de l’rdre des avocats du Cameroun, Me Yondo Black appelle les parlementaires à prendre leurs « responsabilités pour éviter au pays une dévolution monarchique du pouvoir », en exigeant un examen médical de Paul Bya 86 ans, dont 37 passés au pouvoir.

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Paul Biya – (c) DR

 « Honorables, tout en ayant raison gardée, vous avez le devoir de défendre l’honneur de ce pays qui vous a donné mandat de le représenter sans que des leçons nous viennent d’ailleurs. Il ne s’agit pas du nombre d’années que le Président Biya a passées au pouvoir, ni de son âge civil, mais tout simplement de son état de santé que vous, comme nous, n’étant pas des spécialistes du monde médical, ne pouvons apprécier qu’aux dires des experts, et je crois savoir que vous avez votre mot à dire dans les cas d’impeachments, mais vous ne pouvez valablement et objectivement le faire qu’après recours à l’avis des spécialistes. », écrit l’avocat dans sa sortie épistolaire.

Pour se faire mieux comprendre, il prend l’exemple algérien. « C’est grâce à un certificat médical exigé des Avocats des barreaux d’Algérie que le Président BOUTEFLICKA a été amené à renoncer à la quête d’un cinquième mandat. Il est temps que le peuple camerounais, par sa représentation nationale, prenne ses responsabilités pour éviter au pays une dévolution monarchique du pouvoir », explique Me Yondo Black.

L’homme politique se refuse de penser que parler de la santé de Paul Biya soit répréhensible au Cameroun. « Parler de l’état de santé du Chef de l’Etat est au Cameroun, semble-t-il, un sujet tabou, une provocation, un appel à la déstabilisation. Mais Paul Biya n’est pas un chef dans la tradition de nos ancêtres. On ne devient pas Chef, on naît chef. En démocratie, Paul Biya est un élu du peuple, de ce peuple souverain qui lui a confié la gestion de son destin. A ce titre, il a des comptes à lui rendre, surtout sur son état de santé, car il faut que ce peuple soit assuré qu’il dispose encore de l’énergie nécessaire pour accomplir la lourde tâche qu’il lui a confiée pour la survie des millions de ses compatriotes. Paul Biya n’est pas un Dieu, il est, comme nous, un simple être humain, né des entrailles d’une femme, et partant appelé à être malade, et à mourir. On finira par l’annoncer, mais on ne mettra pas le Cameroun dans la tombe avec lui et il n’emportera pas non plus le Cameroun avec lui au paradis, si tel pourrait être son chemin. »

« La gravité de toutes ces préoccupations nécessite que le ’’Navire-Cameroun’’ ait à son bord un Capitaine solide, sûr, qui non seulement a la confiance du plus grand nombre de ses compatriotes, mais dispose de toutes ses facultés physiques, mentales, intellectuelles, que sais-je encore, pour assumer les plus hautes fonctions attachées à sa charge du Premier d’entre nous.

Mais comme vous le dites vous-mêmes en bombant le torse, vous êtes députés de la Nation, représentants du peuple souverain, et en cela, vous avez bien raison. Vous avez entre autres missions de veiller aux intérêts supérieurs de l’Etat, et l’état de santé du Chef de l’Etat en est un. », conclut-il.

En effet, à 86 ans, beaucoup de Camerounais évoquent de plus en plus l’Etat de santé du chef de l’Etat Camerounais qui jouirait plus de toutes ses capacités physiques et mentales pour continuer de présider aux destinées du pays après 37 ans de magistrature suprême. Cette idée a encore été renforcée chez de nombreux hommes et femmes de la République en voyant la scène à laquelle s’est livré le couple présidentiel au Palais de l’Unité le 20 mai dernier.

 

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