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Paul BIYA recoit le prix de la non-violence

Le président du comité d’organisation de la première édition des Njawe International Prize se confie à La Météo.

Jules NJAWE OMBEDE021111257

Comment vous est venue l’idée des « Njawé International Prize » ?

L’idée de lancer les Njawé International Prize vient après un constat, le mien, de ce que feu mon père Pius Njawe s’est forgé une

stature internationale, par la force du poignet. C’est à la suite de multiples efforts et sacrifices qu’il a bâti les œuvres qui non seulement témoignent de son combat, mais sont source de fierté nationale et d’émulation. Alors, j’ai donc conçu et mis sur pied les Njawe International Prize pour célébrer annuellement les hommes et les femmes qui se sont distingués dans leurs domaines respectifs.

Est-on en présence d’une synergie mémorielle ou les Njawé International Prize procèdent de votre seule initiative ?

Je vais vous dire les choses franchement. Les Njawe International Prize portent, pour l’heure, mon unique estampille. Pourquoi un engagement unilatéral de ma part ? Eh bien, j’ai ressenti autour de moi et même au-delà, comme une grosse envie de perpétuer la mémoire de Njawe à travers la récompense chez des personnes camerounaises et étrangères des valeurs qui ont été au centre de son combat. Maintenant que je puis dire que la bouteille est jetée à l’eau, j’attends que se manifestent des synergies. Une seule main ne peut attacher un sac.

Sur quels critères les jurés ont-ils été choisis ?

Dans ce type d’organisation, il faut être subtil et méthodique. La sélection des membres du jury a été assurée par le comité d’organisation qui comprend 15 personnes. Le comité a retenu un jury de cinq personnes dont l’intégrité et la moralité sont reconnues. Le comité a en charge la collecte des données sur l’ensemble des nominés. Ces données sont acheminées au jury qui les analyse en toute liberté, et décide en toute souveraineté de l’éligibilité des uns et des autres à telle ou telle marque de reconnaissance.

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Sans suspense, Le Messager a reçu, comme d’autres journaux, le Njawe prize de la liberté de la presse. Le débat aujourd’hui réside dans l’absence éloquente des responsables actuels à la cérémonie…

Il n’y a pas eu quelque boycott que ce soit. Le représentant du quotidien Le Messager s’est signalé au Comité d’organisation. Mais, il se trouve que la cérémonie a démarré avec un grand retard sur l’heure indiquée dans les cartons d’invitation. Je crois qu’il est parti à cause du retard. Certes M. Momo (un cadre de l’agence de Yaoundé) était dans la salle, mais il n’avait pas reçu mandat de représenter le journal. Voila pourquoi il s’est gardé de recevoir le trophée de Le Messager. De toute façon, ce trophée -qu’ils méritent- leur sera acheminé sans publicité.

Paul Biya récipiendaire du Njawé prize de la non-violence et de la paix. Une partie des invités ont crié à la trahison de la mémoire du père par le fils…

(Détendu) Biya n’était pas l’ami de Njawe. Il n’était pas son ennemi non plus. Pius Njawe était dans son rôle de contester ce qui à ses yeux pouvait constituer un frein à l’évolution de la société camerounaise. A titre posthume, le chef de l’Etat a d’ailleurs dans sa lettre de condoléances, salué la contribution de Njawe à l’événement d’une société démocratique. En plus, je ne vois pas d’objection à ce que Biya reçoive un prix qui est en accord avec son mérite, fût-il à la mémoire de Njawe. Voyez-vous: la résolution du conflit de Bakassi, par le président Biya inspire aujourd’hui les Nations Unies quand il s’agit de régler pacifiquement les conflits frontaliers dans le monde. On peut ne pas s’accorder sur les questions de gouvernance, mais nous devons faire montre d’objectivité et reconnaitre que sur les questions de paix et de non violence, le président Biya a fait ses preuves. Je ne veux pas entrer dans des querelles qui ne nous font pas avancer. Il en est de même du prix décerné au président Obiang, en raison de ses travaux de modernisation de la Guinée équatoriale.

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Autre grand moment de controverse: l’attribution du Prix de l’endurance politique à Françoise Foning…

Donnons à César ce qui appartient à César. Njawé était un homme juste. Il avait été vivant qu’il aurait décerné ce prix au maire de Douala Vème. Mme Foning représente 30 ans de combat, 30 ans de présence dans l’arène politique. (Mme Foning n’était pas présente à la cérémonie, Ndlr)

Au sortir, on vous a soupçonné d’utiliser les Njawé Prize pour faire des fleurs à vos soutiens et copains…

Quand on parle de développement, il est de bon ton de scruter tous les secteurs d’activité. Il ne faut donc pas se cantonner au seul secteur des métiers. Le faire, serait manquer de vision d’ensemble et réduire le champ même du développement. Un prix du nom de Njawe doit être à la dimension de l’homme qu’il fut. En plus d’être journaliste émérite, le fondateur du Groupe Free media a aussi été un créateur de richesses. Donc, engagé à double titre dans le développement de son pays, le Cameroun.



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