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Guinée Equatoriale: Obiang Guéma nommé vice-Président par son père.

Sa nomination est considérée comme une volonté de son père d’en faire son successeur à la tête du pays d’après l’opposition.

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 A 41 ans, l’un des fils du président équato-guinéen est ainsi positionné comme un des dauphins constitutionnels de son géniteur. Une situation qu’avaient longtemps avant (depuis la modification constitutionnelle de 2005) vu venir ses concitoyens et que décriait l’opposition.

Depuis quelques années Teodorin Obiang Nguéma s’était déjà vu confier des portefeuilles importants dans la nomenklatura de Bata, notamment, le poste de ministre de l’Agriculture des forêts. Le désormais 2e vice-président de son père est également l’objet de vives controverses judiciaires en Occident et notamment en France suite à une enquête dans l’affaire dite « des biens mal acquis de chefs d’Etat africains ». Le gouvernement français doit désormais donner son feu vert, après celui du parquet de Paris début avril, pour le lancement d’un mandat d’arrêt international contre lui. Ce qui fait dire à d’autres observateurs que cette nomination participe également d’une volonté d’Obiang Nguéma de mettre son rejeton à l’abri via une immunité que lui confère sa nouvelle fonction.

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Par ailleurs la nomination du fils Obiang intervient aussi dans le cadre d’un réaménagement de l’appareil politique équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguéma a également nommé l’ancien secrétaire général de la présidence, Vincenté Ehaté Tomi comme Premier ministre. L’ancien ministre de l’intérieur Clementé Engonga et l’ex-ministre de l’Information, Alfonso Nsue Mokuy, autre figure de proue du régime de Bata ont, quant à eux, été nommés vice-Premier ministre et second vice-Premier ministre. La formation d’un nouveau gouvernement, désigné par le n°1 équato-guinéen, devrait intervenir dans le courant de la semaine.

Pour rappel, la Guinée a adopté en novembre à 97,7%, selon les chiffres officiels contestés par l’opposition, une réforme constitutionnelle qui prévoit notamment une limitation à deux, du nombre de mandats présidentiels ainsi que la création d’un poste de vice-président et de cinq organismes: Sénat, Cour des comptes, Conseil d’Etat, Conseil pour le développement économique et social et Défenseur du peuple. L’opposition, quant à elle, a qualifié ce scrutin de mascarade destinée à assurer la dictature d’Obiang et sa famille de pouvoir imposer une succession familiale, selon Placido Mico, l’unique député de l’opposition à l’Assemblée (sur 100 membres) a-t-on également appris de l’Afp.

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Avec Le Messager


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