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Sud : Les jeunes militent contre les violences basées sur le genre

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Comptant pour les 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, des associations de jeunes basées dans la région du sud se sont jointes aux délégations de tutelles que sont la Promotion de la Femme et de la Famille ainsi que de la Jeunesse (Minproff) et de l’Education Civique(Minjec) pour briser le cou au phénomène de violences basées sur le genre dans la région.

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Horizon Jeune et du Réseau des Jeunes du Cameroun (c) Lebledparle.com

Par des causeries éducatives, décrochages radiophoniques, dépistages volontaires du VIH/SIDA, sport et autres activités capables d’attirer le plus grand nombre de jeunes dans le localités sélectionnées, ils ont prouvé et enseigné à leurs paires que la violence n’était pas la meilleure arme à utiliser en cas de conflit avec un tiers du sexe opposé.  

Pour ces membres des associations Horizon Jeune et du Réseau des Jeunes du Cameroun, habitués à cet exercice qui devient au bout du compte routine et mode de vie au quotidien dans leurs localités de résidence, il s’agissait en plus de passer le message  d’enrôler dans leurs rangs de nouveaux combattants pour cette digne : et d’une pierre, les deux objectifs ont été magistralement atteints.

Pour Sysy de son petit nom, comme pour toutes la vingtaine de filles qui après elle feront le témoignage des différents abus dont elles ont été victimes à la fleur de l’âge par des adultes mal intentionnés (pour la plus part de sexe masculin), il est important de briser le silence afin que commence le processus de guérison profonde des victimes et de correction des bourreaux pour éviter que leur besogne ne s’étende sur d’autres.

  De fiel et de miel, chacune des rencontres à mis à nue l’égoïsme et la lâcheté des adultes et des forts face à la faiblesse et à l’innocence de la jeune fille et de la femme : le pénible souvenir de ces enfants face aux atrocités qu’elles ont subi et le réconfort de savoir qu’elles peuvent retrouver la paix et être guéries car le tort ne leur revient pas.

Si aux sortir des rencontres, l’on a opté pour un accompagnement des victimes, il reste tout de même un souhait, que nous lançons à qui de droit, pour la mise sur pied de centres d’écoutes avec des professionnels pour la prise en charge réelle de ces victimes : car dans nos familles, des victimes silencieuses se cachent face à ces bourreaux qui menacent… Mais il faut que cela cessent pour que nos enfants vivent enfin leur enfance et réalisent leurs rêves sans frustrations.

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