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Nécrologie : Ghislaine Bebom n’est plus

Ghislaine Bebom

L’ancienne capitaine des Lionnes indomptables, et consultante à la télévision nationale, Ghislaine Bebom est décédée ce matin a appris lebledparle.com, de sources sures.


Ghislaine Bebom
Ghislaine Bebom (c) Droits réservés

Selon des informations parvenues à notre rédaction, Ghislaine Nadège Bebom, consultante football notamment à la télévision nationale du Cameroun, s’est éteinte suite à une opération chirurgicale.  

Cette triste nouvelle qui fait déjà la ronde sur la toile, arrive au moment où ses cadettes sont en plein dans le mondial féminin France 2019, où elles devront affronter le 10 juin 2019, le Canada à partir de 20 heures.

Suite à cette triste nouvelle, l’on enregistre déjà plusieurs réactions tant au sein de la classe politique, à l’instar de Cabral Libii, qu’en milieu sportif avec Martin Camus Mimb.

« Peut-on se réveiller dans ce pays et ne pas tomber sur des drames ? C’est encore quoi ça ? Ghislaine Bebom, tu vas où ? C’est quoi cette mauvaise blague ? Hein Coach ? Quand même ! Et quel timing ! Au moment où débute la messe du football féminin ? Expliquez-moi… Je veux comprendre ! Pfff… Va et repose en paix. Chienne de vie… » a écrit le promoteur de la Radio RSI, sur sa page Facebook.

De mémoire, Ghislaine Bebom aura passé toute sa vie dans le sport. C’est son oncle Dagobert Moungam, ancien défenseur des Lions indomptables du Cameroun qui lui montre ma voie. Il l’emmène régulièrement voir des matches de football.

C’est lui qui l’amène à jouer au foot dans les rues avec les garçons à l’âge de 6 ans. À 14 ans, cette mère de famille devient capitaine de l’équipe de son établissement scolaire, le Collège de la Retraite, à Yaoundé.

Dans le même temps elle faut ses débuts dans le championnat civil sous les couleurs de Fc Zurich de Yaoundé. Elle va taper dans l’œil du sélectionneur national et père du football féminin camerounais Louis De Gonzague Atangana.

Celui-ci la fait intégrer les rangs du Canon filles de Yaoundé. « Là-bas j’ai excellé. J’étais meilleure joueuse et meilleure buteuse », se souvient Ghislaine.

Tout en jouant, la jeune fille s’inscrit à l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs), pour devenir entraîneuse : « Mes premiers pas se sont orientés en Guinée Équatoriale où j’étais sollicitée. J’aime souvent dire que ce pays est ma seconde patrie. Cela parce qu’il a grandement contribué à faire de moi ce que je suis aujourd’hui. J’y passé une année. Je n’ai rien à envier à ceux qui sont au Cameroun comme coach ».

 Elle passera en tout un an dans ce pays voisin du Cameroun. Revenue au bercail, elle n’exercera pas longtemps. « J’ai été déçue par l’environnement et j’ai abandonné. Je ne supportais pas par exemple l’ingérence de mes employeurs, les présidents de clubs. J’ai tôt fait de changer et de m’intéresser au management du sport », confiait cette passionnée de sport. Qui choisissait là une voie différente de celle que lui indiquait son père Damien Bebom (celle de médecin ndlr).

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