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Mathias Eric Owona Nguini critique le projet de révision du système électoral de l’opposition

Opposition Camerounaise uni

Plusieurs personnalités de l’opposition camerounaises se sont réunis le 1er avril dernier à Yaoundé dans le but d’élaborer un nouveau système électoral qu’ils entendent proposer au gouvernement. Alors que l’initiative est saluée par certains observateurs, Owona Nguini indique qu’elle est vouée à l’échec.


Opposition Camerounaise uni
Leaders de l’opposition réunis (c) Droits réservés

Maurice Kamto et six autres leaders de l’opposition font bloc pour élaborer un nouveau système électoral. Pour Mathias Eric Owona Nguini, ce projet n’a aucune chance d’aboutir à un résultat probant.

« Je dis hein qui sera le leader de la coalition d’opposition pour la réforme du code électoral ? ceux qui sont au parlement ? ceux qui sont dans la rue ? au parlement, comment vont-ils faire basculer une majorité absolue hégémonique (139/180) ? Dans la rue, est-ce l’espace idoine pour réformer une loi ? si c’est la rue, ces simagrées mobilisationnelles ne font-elles pas partie d’une stratégie insurrectionnelle qui inclut l’encerclement par des rebellions localisées (ambazoniens, Boko haram n et n+1, rébellions centrafricaines et nigérianes instrumentalisées, nouvelle rébellion de choc visant à embraser l’Adamaoua, le nord et l’ est puis l’ouest) ? Quand vous posez ces questions, ça énerve les gens hein j’ai de l’avance dans le temps», écrit-il dans une publication Facebook ce 2 avril 2020. Dans un second post, le Vice-recteur de l’Université de Yaoundé I donne les conditions à remplir pour la construction d’une opposition plus forte. « Le jour où les groupes d’opposition auront la modestie de se saborder pour construire un projet substantiel de convergence dans un grand parti transversal au lieu de s’enliser dans des transactions secondaires, là leur maturité aura commencé », explique le politologue non sans avancer sans ambages que les différents leaders réunis le 1er avril ne peuvent parvenir à de tels consensus.

 « Le peuvent-ils aujourd’hui ? non car le vrai but de leurs leaders est moins d’obtenir l’alternance démocratique que de succéder à Paul Biya pour conquérir l’hégémonie étatique par le contrôle de la présidence ! Voilà pourquoi ils refusent de fédérer et de fusionner leurs partis ».

 

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