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« Les play-offs sont l’arbre qui cache la mauvaise organisation du championnat camerounais » selon Alain Denis Ikoul

Le journaliste de CFOOT estime qu’il ne faut pas se limiter à la réussite des play-offs, pour juger le niveau et l’organisation du championnat camerounais.

Cotonwin

Selon Alain Denis Ikoul – le journaliste et consultant sportif très critique de la plateforme CFOOT- la saison 2022-2023 n’aura pas été un total succès malgré les play-offs. Les manquements observés au cours de la saison régulières viennent entachées ce final four remporté par Coton Sport de Garoua.

La Fecafoot, les clubs et le sponsor doivent davantage travailler

« Pendant une semaine, on a vu 6 matchs d’un bon niveau sur le plan technique, avec une adhésion populaire quasi totale et une organisation digne d’un grand tournoi. Dans nos médias et tous les coins du pays, tout le monde ou presque parlait de playoffs. C’était très beau à voir, car le Top sponsor du championnat, les équipes, et les organisateurs ont sorti l’artillerie lourde sur le plan organisationnel pour que la fête soit belle, et c’est chose faite. Avoir en moyenne 25 mille personnes dans les gradins pour un match de championnat au Cameroun, c’est exceptionnel et a aucun moment on ne s’est ennuyé, car même le spectacle était au rendez-vous. Le problème c’est que quand on sort de là on oublie vite qu’on a passé l’une des saisons régulières les plus catastrophiques de l’histoire du championnat camerounais, avec énormément de problèmes. Des arbitres tabassés, des plaintes de joueurs et dirigeants à n’en plus finir, des arbitres parfois soupçonnés de corruption. Même la qualité et le niveau des matchs pendant la saison régulière c’est le somnifère. Le public aux abonnés absent, car pendant la saison même les matchs les plus chauds font difficilement plus de 3 mille spectateurs. Sauf que le temps des play-offs, tout change subitement et devient professionnel, et ça c’est un véritable problème, car les playoffs nous donnent le sentiment que tout va bien, or que non on est loin de nos standards de la saison régulière. Ça devient donc un championnat à deux vitesses où on fait du grand n’importe quoi pendant la saison régulière avec des rencontres qui frisent le championnat de mon village, et puis en fin de saison on rattrape avec des playoffs bling-bling. Non, la Fecafoot, le sponsor et les clubs doivent davantage travailler pour permettre aux camerounais de vivre au moins la moitié du spectacle des playoffs pendant toute la saison régulière, à travers une meilleure organisation des matchs tout le long de la saison, et non tout miser sur les playoffs que moi je considère aujourd’hui comme l’arbre qui cache la forêt. Si l’on ne prend pas conscience de cela, ces playoffs seront un véritable frein pour l’essor de notre championnat, ne serait-ce que pour les quelques années pendant lesquelles cette formule sera appliquée ».

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