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Cameroun : La main tendue de Jean De Dieu Momo aux leaders politiques de l’opposition

momo V4

Après avoir demandé pardon aux hommes politiques, le président national du PADDEC, leur tend la main pour qu’ils construisent ensemble un nouveau Cameroun. Cette main tendue est faite après la libération de certains leaders du MRC, leurs alliés, ainsi que certains militants. Lebledparle.com, vous propose l’intégralité du texte du Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre de la justice, garde des sceaux, Laurent Esso.


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Momo Jean De Dieu – capture photo

WELCOME BACK HOME BROTHERS AND SISTERS.

En remerciant le mendiant de la paix Paul Biya d’avoir ordonné l’arrêt des poursuites en faveur du professeur Maurice Kamto, Me Ndocki, Albert Dzogang et tous les autres, je veux ici adresser mes chaleureuses salutations fraternelles à tous nos frères et sœurs qui ont retrouvé leurs familles respectives et leur souhaiter un bon retour à la liberté retrouvée. Saisissons cette heureuse opportunité pour construire ensemble notre pays dans la paix et l’harmonie retrouvées. Ensemble nous devons et nous pouvons construire notre unique pays. Il est désormais clair que notre destin dépend de nous et non d’une quelconque puissance extérieure.

Tous ensemble donnons nous la paix dans la chaleur de la fraternité retrouvée. Pardonnons-nous nos offenses. Que tous les leaders de ce pays assument leur responsabilité historique dans la construction de la paix chère à notre peuple. Pour la seconde fois consécutive notre pays a vécu les heures les plus noires de sa jeune histoire. En seulement 59 ans notre pays a connu les guerres fratricides. Chacun d’entre nous a désormais l’expérience d’un pays qui ne soit sous le contrôle des forces de l’ordre. Dans le Noso des hordes de jeunes gens pillent, volent, violent, tuent, torture n’y et décapitent nos populations dans une impunité qui est encouragée par des irresponsables abrités derrière leurs claviers. Nous savons désormais combien nos mots haineux peuvent devenir le tranchant des armes manipulées par des insensés.

Au moment où nos frères retrouvent la liberté, je voudrais les prier d’être désormais les ambassadeurs de la paix dans notre pays. Si nous avons tout perdu, ne perdons pas la leçon.

J’adresse mes sincères et tristes condoléances aux familles qui ont perdu un être cher du fait de la crise que l’impatience et l’intolérance ont généré dans notre pays.

Construisons ensemble ce beau pays que nous jalousent les entrepreneurs de guerre qui arment notre peuple. Bon retour parmi nous dans la république chers frères et sœurs. Que la paix soit avec nous tous.


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