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Grève du personnel des hôpitaux publics : Manaouda Malachie propose le dialogue comme solution  

Le mouvement d’humeur annoncé par le personnel de santé en service dans les hôpitaux publics a été désamorcé par le ministre sectoriel, Manaouda Malachie les 12 et 13 mars derniers. Le Minsanté estime que la meilleure solution serait le dialogue.

Image d’illustration (c) Droits résevés

Au moment où les syndicats annoncent un arrêt de travail dans les hôpitaux publics mercredi 16 mars, le gouvernement veut éviter le pire. Réunis autour du « Mouvement OTS Santé » (On a trop supporté), les salariés exigent la publication par le Minsanté, « à partir du 15 mars 2022 » de la liste de tous les personnels temporaires/saisonniers ayant déposé les dossiers lors des deux précédents recensements et/ou enrôlés dans le fichier numérique prévu à cet effet.

Ils réclament également la création d’un groupe de travail chargé du dépouillement des dossiers de recensement des personnels temporaires, assortie de l’élaboration d’un chronogramme de contractualisation progressive de ces derniers. Aussi, ils revendiquent la saisine du ministère de la Décentralisation et du développement local (Minddevel) à la diligence du Minsanté, afin que des instructions soient données aux maires de procéder au paiement des salaires des personnels temporaires/saisonniers mis à la disposition des formations sanitaires par les collectivités territoriales décentralisées. 

Les revendications portent aussi sur la réintroduction du budget de fonctionnement dans certains hôpitaux publics dès l’exercice 2022 « pour pallier les difficultés nées du retard dans le paiement des subsides par le financement basé sur la performance (PBF) », ainsi que l’accélération de la révision du statut particulier des fonctionnaires des corps de la santé.

Pour le gouvernement, les préoccupations soulevées par ce mouvement sont celles qui sont connues des pouvoirs publics et débattues régulièrement dans le cadre du Comité de concertation et du dialogue social qu’anime le Minsanté.

De leur côté, le Syndicat national des personnels médico-sanitaires du Cameroun (Synpems) et le Syndicat national des personnels des établissements et entreprises du secteur de la santé du Cameroun (Cap/Santé) reconnaissent que les pouvoirs publics ne sont pas « insensibles » aux doléances des personnels de santé. Ils disent rester mobilisés pour apporter des solutions auxdites préoccupations, dont les recommandations qui en découlent sont évaluées en vue de l’amélioration des conditions de travail des personnels de santé dans les formations sanitaires. Aussi, les syndicats ont décidé de laisser une chance au dialogue.

« Le Minsanté, le Synpems et CAP/Santé poursuivent sereinement leur discussion et négociation (…) en vue de l’amélioration des conditions de travail des personnels de santé », indique le procès-verbal de réunion de concertation publié dimanche. Le « Mouvement OTS Santé » a déposé un préavis de grève le 11 mars dernier, apprend-on. Cette nouvelle colère des syndicats s’explique par la non-application par les pouvoirs publics de mesures prises depuis plusieurs années devant améliorer les conditions des professionnels de la santé, mis à rude épreuve par la Covid-19. À l’issue des échanges, le président du Synpems, Bala Bala, et celui de CAP/Santé, Sylvain Nga Onana, ont invité les personnels de santé « à vaquer normalement et sereinement à leurs occupations afin de vaincre définitivement la pandémie Covid-19 ». Sans toutefois préciser si le mot d’ordre de grève est suspendu ou levé.

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