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Franck Biya réagit autrement à la succession de son père, ses « détracteurs » expliquent pourquoi il ne peut diriger le Cameroun

Franck Biya réagit autrement à la succession de son père, ses « détracteurs » expliquent pourquoi il ne peut diriger le Cameroun

Longtemps resté silencieux au sujet de la succession à son père à Etoudi bien que le Cameroun ne soit pas(encore) une monarchie, Franck Emmanuel Olivier Biya s’est confié à nos confrères de Jeune Afrique. Les prétendus « détracteurs » du fils du président Paul Biya quant à eux, brandissent une pile de faiblesses qui tueraient toute intention d’aspirer au fauteuil présidentiel.

Franck Biya réagit autrement à la succession de son père, ses « détracteurs » expliquent pourquoi il ne peut diriger le Cameroun
Paul Biya saluant son fils Franck (c) Droits réservés

Ce que prévoient les textes au Cameroun

Les textes sont clairs au Cameroun, du moins pour le moment. « En cas de vacance de la Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, le scrutin pour l’élection du nouveau Président de la République doit. Bien plus, L’intérim du Président de la République est exercé de plein droit, jusqu’à l’élection du nouveau Président de la République, par le Président du Sénat. Et si ce dernier est, à son tour empêché, par son suppléant suivant l’ordre de préséance du Sénat », précise le rôle constitutionnel du président.

Pas de « gré à gré »

Ces dispositions n’ont pas empêché ces derniers temps, les débats autour d’une « sécession de gré à gré » au Cameroun. Ceux qui s’opposent à cette théorie à l’instar du Pr Maurice Kamto, président national du parti d’opposition MRC, soupçonnent Franck Emmanuel Olivier Biya, fils ainé de Paul Biya, comme l’éventuel dauphin. 

La réaction de Franck Biya

Longtemps resté réservé sur cette affaire, Franck Biya s’est confié au magazine Jeune Afrique dans son numéro de mai 2021. Dans son échange avec le journal, il a préféré gardé silence sur cette affaire qui fait jaser au sein de l’opinion. 

Selon le média, à quatre ans de la prochaine élection présidentielle au Cameroun, le chef de l’Etat actuel n’a pas manifesté son désir de quitter les affaires, de même qu’aucune vacance du pouvoir n’est envisagée. « Franck Biya ne souhaite pas non plus s’exprimer. Ne jamais s’expliquer, démentir », paraphrase notre confrère, son échange avec le fils du Nnom Ngui’i.

Jeune Afrique ajoute que « prudent, Franck Biya s’est jusqu’à présent gardé de désavouer ces militants. Il a néanmoins laissé son entourage démentir toute ambition », fait-il savoir avant de poursuivre : « Il ne connait pas ces gens, jure un de ses amis. Ils ont agi par leur propre initiative. Il n’a à voir avec eux ! », peut-on lire dans les colonnes de JA.

Les « faiblesses » du fils de Paul Biya

 Et même, au cas où Franck aspirait au pouvoir, il ne trouverait certainement pas terrain fertile eu égard des faiblesses que relèvent ses « détracteurs ».

D’abord, « il méconnait la redoutables bureaucrate camerounaise », rapporte Jeune Afrique. Pour étayer ce premier argument, l’opposition estime que Franck Biya, diplômé en Economie à l’Université de Californie au Etats-Unis d’Amérique, n’est par conséquent pas diplômé de l’Ecole nationale de l’Administration et de la Magistrature(ENAM), en plus, « il n’a pas été chargé des grands dossiers de l’Etat » comme le fut son géniteur.

Autre raison qui selon les détracteurs, défavorise l’économiste c’est qu’il « n’a pas la prise sur le Rassemblement démocratique du peuple Cameroun(RDPC), parti au pouvoir où, milite-par conviction ou par calcul- l’essentielle l’élite administrative et politique du pays, ainsi que la bourgeoisie commerçante. Il s’en est même toujours tenu à l’écart », apprend Lebledparle.com de la même source.

En outre, pensent les «rivaux» de l’homme de 49 ans, il « n’a pas d’encrage territoriale » pourtant, au sommet de l’Etat nécessite une cote de popularité et un enracinent sur l’ensemble du territoire national.

En fin, le quatrième argument et pas des moindres que cite le journal d’Ali Ben Bachir réside sur « l’absence de réseau dans l’Armée ».

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