Edition: Il écrit un livre de 160.000 pages

Magloire Ondoa, enseignant à l’université de Yaoundé II Soa, vient de frapper un grand coup. Le Professeur de droit public et de science politique vient de publier « Textes et documents du Cameroun (1815 – 2012) » aux Editions le Kilimandjaro à Yaoundé

. C’est un ouvrage encyclopédique de 160 000 pages, 67 volumes, 250 tomes, soit plus d’un millions de textes réglementaires ; tout ce que le Cameroun a produit comme textes dans tous les domaines (Agriculture, assurance, commerce, douane, transport, communication, élections, etc.) de 1815 à 2012. Un véritable instrument de gouvernance au Cameroun, où beaucoup de dirigeants prennent souvent de mauvaises décisions parce qu’ils ignorent les textes en vigueur.

Pour confectionner ce travail, l’universitaire a du sacrifier 10 années de sa vie. Aux cotés de ses étudiants qui l’on rejoint en 2009, parce qu’ils ont cru au projet, ils ont patiemment collecté les textes, au Cameroun et ailleurs. Dans l’ouvrage tout y passe, même le traité Germano-Douala, le traité Cames qui structure l’Enseignement supérieur au Cameroun, des textes fondateurs de l’Udeac ancêtre de la Cemac, etc. Un ouvrage salué par Joseph Owona, professeur d’université et auteur de l’avant-propos. L’ancien ministre écrit d’ailleurs, « L’outil, sera de première nécessité pour les juristes, les universités, les bibliothèques, les administrations et les citoyens d’ici comme d’ailleurs. L’Ondoa sera un appel à la recherche, à la quête des filiations et des parentés des divers textes camerounais. C’est en cela qu’il est aussi un défi à son propre auteur, adepte impénitent de l’autonomie et de la spécificité du droit camerounais. »

Apres une 10 aine d’année de dur labeur, l’auteur de « Textes et documents du Cameroun (1815 – 2012) » préfacé par Paul Gérard Pougoué, enseignant à l’université de Yaoundé II est certainement soulagé, en témoigne ses propos en tout début d’ouvrage « Qu’ils veuillent bien pardonner l’abandon de foyer conjugal, pour cause de passion dévorante pour la recherche, dont je me suis rendu coupable » s’adresse t-il à sa famille.