Cameroun : En attente de dialyse, un enseignant de l’Université de Ngaoundéré meurt dans un train

Selon plusieurs sources, l’universitaire atteint d’insuffisance rénale trouve la mort dans le train alors qu’il se rendait à Yaoundé pour une séance d’hémodialyse.  

 Pr Denis Nizesete (c) Droits réservés

« Le Doyen de la Faculté des Arts, Lettres, Sciences Humaines(Falsh), a le regret d'annoncer le décès du Pr Denis Nizesete. Enseignant au département d'histoire à la FALSH de l'Université de Ngaoundere. Une bien triste nouvelle. Un très grand homme à tous égards qui nous quitte dans la fleur de l'âge, surtout à un moment important de sa carrière. À toute la famille, j'adresse mes sincères condoléances, ainsi que celles de toute la grande famille de la Falsh dont je me fais globalement le porte-parole. Que Dieu l'accueille avec bienveillance » peut-on lire dans le communiqué signé ce vendredi 20 août 2021 par le Doyen de Falsh.

En effet, celui qui se faisait appeler « l’archéologue » par ses étudiants, a subitement rendu l’âme au cours du déplacement de Ngaoundéré dans la région de l’Adamoua, pour Yaoundé.

« Il était accompagné de son médecin. Le Professeur a rendu l’âme en plein voyage. Le corps a donc été récupéré à Yaoundé et transféré dans une morgue de la capitale en attendant le programme des obsèques », s’est confiée une source bien introduite à notre confrère Cameroon.info. net.

Un décès qui remet sur la table, la question d’accès aux séances de dialyse. L’on se souvient pourtant qu’au mois de décembre 2020, le Dr Manaouda Malachie informait l’opinion que « dans les six prochains mois (maximum en juin 2021, Ndlr), on n’aura pas de problème de rupture. Si jamais on a un financement, nous allons tout faire pour en commander avant que le premier lot ne finisse ».

Cinq mois plus tard, les propos du membre du gouvernement n’avaient pas encore été mis en application car le lundi 5 avril 2021 le tronçon Melen-Carrefour Emia à Yaoundé avait été barricadé par les patients e l’insuffisance rénale qui manifestaient leur mécontentement au sujet de leur prise en charge.