Un journaliste de Jeune Afrique s’indigne de la montée du tribalisme au Cameroun

Notre confrère Georges Dougueli a fustigé dans une tribune libre partagée sur les réseaux sociaux ce 22 juillet 2021, la proportion que prend chaque jour, la haine tribale au Cameroun.

Georges Dougueli (c) Droits réservés

Bien que le Cameroun ait pris en 2019, des dispositions pénales pour punir le tribalisme dans le pays, le fléau continue de gagner du terrain. Tel est le constat amer que dresse Georges Dougueli, journaliste de Jeune Afrique.

En attendant la saison des machettes

« Dans ce beau pays d’Afrique qui m’a vu naître, il paraît que les clivages politiques ne sont plus affaire d’idées mais d’ethnie. Je ne sais pas reconnaître l’ethnie d’un Camerounais par la seule consonance communautaire de son nom.

Un premier idéologue de la haine avait théorisé la «proximité sociologique». Un deuxième vient d’inventer la «proximité phonétique» de ces noms de personnes qui ne pensent pas comme lui.

Dès lors, pourquoi perdre son temps à échanger avec des contradicteurs qui n’écoutent pas ce que vous dites mais vous reprochent d’être issu d’une ethnie qui lui donne des insomnies ? Celle des "porcs", de ceux qui «ne seront jamais Président de la République»…quitte à brûler ce qu'il reste de ladite «République».

Puisque que tous les écervelés ont micro ouvert en toute impunité dans les médias et réseaux sociaux, et que s’annonce la saison des barricades à l’entrée des villes et des machettes, merci de noter ceci, pour que nul n'en ignore : Je m’appelle Georges Dougueli. Je suis Bamileke d’Assala 1/Bokito. Il est temps de sortir de cette longue nuit ».

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