L’université de Yaoundé II structure son offre pédagogique du cycle de doctorat

La cérémonie de lancement des séminaires doctoraux à l’université de Yaoundé II a eu lieu le mardi 22 juin 2021, à l’amphithéâtre 1500, placée sous le thème : «La thèse de doctorat en sciences sociales ». La cérémonie a été présidée par le Recteur de l’université de Yaoundé II, le Pr Adolphe Mikoa She. 

 

Pr Adolphe Minkoa She, Recteur de l'université de Yaoundé II - DR

La production des thèses de classe internationale

Cette cérémonie s’est déroulée en deux temps : la phase d’ouverture et le temps des séminaires méthodologiques.

Le lancement des séminaires doctoraux à l’université de Yaoundé II, s’inscrit dans la redynamisation profonde du cycle de doctorat dans cette institution. La phase d’ouverture a connu trois moments majeurs. Le premier moment a été ponctué par l’exposé d’ouverture délivré par le Pr Jean-Emmanuel Pondi, Vice-Recteur en charge des Enseignements, de la professionnalisation et du Développement des TIC sur « La réglementation des études doctorales au Cameroun ». L’Enseignant a exposé le cadre juridique des études doctorales au pays, pour montrer le nouveau cap fixé par l’université de Yaoundé II, qui a pour ambition de devenir une Technopole des sciences sociales en Afrique. De ce fait, les nouveaux doctorants doivent produire des travaux d’envergure internationale. « Vous devez produire des thèses de classe mondiale », a précisé le Pr Jean-Emmanuel Pondi aux doctorants. En effet, ces thèses seront lues par les ressortissants des autres continents grâce au TIC, contrairement à ce qui n’était pas possible, 40 ans en arrière. Bien plus, il a indiqué que désormais, avant toute soutenance de thèse de doctorat, l’impétrant doit avoir préalablement publié un article scientifique de qualité.

Le deuxième moment de la cérémonie a été l’occasion des exposés de cadrage.  Le premier exposé, présenté par le Pr. Marcel Fouda Ndjodo, Inspecteur général des affaires académiques au Minesup était intitulé : « La recherche universitaire dans le SND 30 ». Il a saisi cette opportunité pour dire que le doctorat professionnel n’existe pas au Cameroun. Le deuxième exposé de cadrage présenté par le Pr André Tioumagneng, Chef de la division de la Recherche et du développement de l’UYII et était intitulé : « Etat des lieux des études doctorales à l’université de Yaoundé II ». Le dernier exposé : « Projet de restructuration du cadre institutionnel de la recherche à l’université de Yaoundé II », a été délivré par le Pr Germain Ntono Tsimi, Directeur des affaires académiques et de la coopération de l’UYII.

Face à la presse le Prof Germain Ntono Tsimi directeur des affaires académiques et de la coopération a donné les deux enjeux de cette cérémonie. « L’enjeu de l’organisation de cette cérémonie s’inscrit dans la dynamique de rationalisation des études doctorales à l’université de Yaoundé II. C’est un chantier qui a été entamé en 2018 par le Recteur et qui aujourd’hui franchit une étape supplémentaire qui est celle de la structuration de l’offre pédagogique du cycle de formation de doctorat.  À partir de ce moment ci, les doctorants inscrit à l’université de Yaoundé II vont suivre des enseignements, vont suivre leur cursus structuré autour des trois années de formation D1, D2, D3, chacune de ses années comportant un ensemble e séminaires et de conférences lui permettant d’avoir les 60 crédits nécessaires pour passer en année supérieure, parce qu’effectivement désormais il faudra passer en année supérieure. Et la fin donc présenter sa soutenance publique parce qu’on aura reçu l’autorisation de déposer sa thèse. L’autre enjeu de cette activité est de donner à l’étudiant l’information de la nouvelle structuration du cadre de recherche à l’université de Yaoundé II. En effet à travers le document de stratégie et développement de la recherche adopté à l’université de Yaoundé par le conseil d’université de 2019, l’université à définir sa politique de recherche doctorale et celle est composé d’un ensemble d’entité qui sont en interaction au centre desquels se trouve le doctorant, lequel va mener sa recherche soit via des contrats de doctorats qui vont être offerts par des structures qui financent la recherche, soit à travers la participation aux projets de recherche qui sont lancés dans le cadre des centres de recherche. Donc, l’équipe de recherche, l’unité de recherche et le centre de recherche deviennent  les cadres opérationnelles dans lesquels le doctorant mène ses travaux de recherche », a déclaré l’universitaire.

Pendant son discours d’ouverture de la cérémonie le Recteur, le Pr Adolphe Minkoa est revenu sur la qualité du recrutement de la nouvelle vague de doctorants qui inaugure la nouvelle ère de formation doctorale dans l’institution qu’il dirige. Il a surtout préciser que la balle est désormais dans le camp des doctorants pour être à la hauteur des attentes placées en eux et que l’UYII va les accompagner avec les moyens à sa disposition.

Panel de la cérémonie de lancement des séminaires doctoraux à l'UYII, de gauche à droite Pr Boyomo Assala Laurent Charles, Pr Jean-Emmanuel Pondi, Pr Minkoa She Adolphe, Pr Marcel Fouda Ndjodo et la SG de l'UYII, Pr  Bissa Enama Patricia - DR

Restaurer l’honneur du doctorat

Le troisième moment de la cérémonie d’ouverture a été la leçon inaugurale du Pr Laurent Charles Boyomo Assala, Directeur honoraire de l’ESSTIC. Le titre de la leçon a été : « Il faut sauver le doctorat ». La question centrale de sa communication était : Comment restaurer l’honneur du doctorat ? Le premier problème est au niveau de l’organisation textuel et le second problème est au niveau de la formation. Il faut restructurer la formation pour Envisager la finalité autre que la fonction d’enseignant chercheur. Il a proposé des solutions pour sauver le doctorat. Il pense qu’il faut travailler sur sa crédibilisation au niveau institutionnel et une reconnaissance par ses pairs et qu’il faut aussi parler sur la communication, il faut agir de manière à ce que nos universités figurent dans les rangs des classements mondiaux. Ceci n’est pas nécessairement lié à la qualité de ce que l’on fait, pense-t-il, l’enjeu c’est de faire connaitre ce que l’on fait.

Le deuxième temps a été meublé par deux séminaires méthodologiques. Le premier séminaire dénommé, « la thèse de doctorat dans les sciences sociales : quelques questions épistémologiques », a été modéré par le Pr Alain Ondoua, Doyen de la faculté des sciences juridiques et politique.  Le premier thème, « le choix du sujet », a été présenté par le Pr Christopher Tamasang ; le deuxième thème, « la problématisation », par le Pr Pierre Etienne Kenfack et le troisième thème, « la construction de l’idée générale », par le Pr Yves-Paul Mandjem.

Le deuxième séminaire portait sur « la thèse de doctorat dans les sciences sociales : entrer, vivre et sortir de la thèse », modéré par le Pr Désiré Avom, Doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion. Le premier thème de ce séminaire a porté sur « les techniques et méthodes de recherche doctorale », animé par le Pr Georges Kobou. Le deuxième thème était « le financement de la thèse de doctorat », présenté par le Pr Benjamin Fomba Kamga. Le dernier thème « l’après soutenance », était présenté par le Pr Viviane Ondoua Biwolé.

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