L’Agence nationale des TIC annonce avoir supprimé 3 372 faux comptes Facebook en 2020

Dans le cadre de la veille sécuritaire cyberespace camerounais, l’Agence nationale des TIC (Antic) cité par nos confrères du journal investir au Cameroun, indique avoir supprimé 3 372 faux comptes Facebook sur 4 242 identifiés en fin d’année 2020.

Image d'illustration (c) Droits réservés

Ces statistiques ont été rendues possibles grâce à la mise en place d’un Centre d’alerte et de réponse aux incidents de sécurité informatique (CIRT). « Ce centre permet, entre autres, d’assurer une surveillance en temps réel des infrastructures critiques du cyberespace camerounais, d’assister les usagers et les entreprises dans le traitement des incidents de sécurité à travers son numéro vert 8202 ou l’adresse email Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., d’émettre des bulletins de sécurité et d’assister les services de sécurité dans les investigations numériques à travers la collecte et l’analyse des preuves numériques permettant notamment d’identifier et de géolocaliser les cybercriminels », explique l’Antic dans les colonnes d’Investir au Cameroun.

Lebledparle.com apprend de la même source que ce CIRT a également déjà permis de diligenter 12 000 réquisitions des forces de sécurité. Aussi, pour ce qui concerne les audits de sécurités des systèmes d’information, l’Antic déclare avoir détecté près de 25 306 vulnérabilités depuis 2013.

Avec l’appropriation rapide des technologies de l’information et de la communication par la population camerounaise, au cours de ces dernières années, le pays est de plus en plus exposé à la cybercriminalité qui occasionne d’importantes pertes financières aux particuliers, aux entreprises et même à l’administration publique. Régulièrement, de hautes personnalités et des citoyens ordinaires se plaignent d’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.

Selon l’Antic, parmi les activités cybercriminelles recensées au Cameroun, l’on cite le « scamming » (escroquerie financière sur Internet), le « skimming » (fraude à la carte bancaire), la fraude à la Simbox (boitier électronique utilisé pour se faire facturer le trafic téléphonique international aux prix du tarif national), le « Web defacement » (modifications non autorisées de la page d’accueil d’un site web), ou encore le spoofing (usurpation d’identité), etc.

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