Prenant la défense de Martin Camus Mimb, Armand Okol déclare : « Qui a dit qu’être handicapé c’est être inapte du 3e pied ?»

D’après le cadre du Pcrn, des « réseaux mafieux » sont à pied d’œuvre pour écarter Martin Camus Mimb de la CAN 2021 qui aura lieu dans quelques mois au Cameroun. C’est la quintessence d’une tribune libre publiée sur les réseaux sociaux ce 18 juin 2021.

Martin Camus Mimb (c) Droits réservés

Les réseaux mafieux veulent écarter MCM de la CAN

Martin Camus Mimb est assurément l'un des meilleurs reporters de football d'Afrique Francophone. Après l'épopée des Abed Négo Messang, Jean Lambert Nang etc.

Il a su avec maestria redorer le blason du journalisme sportif en général et du ballon rond en particulier chez nous. Ses faits d'armes en témoignent. Qui ne se souvient en effet de ses exploits lors des derniers rendez-vous mondiaux et continentaux ? Il a une singulière manière de captiver le téléspectateur par ses anecdotes croustillantes, l’évocation des souvenirs des rencontres passées, les parallèles entres d'anciennes et nouvelles gloires, son maniement éloquent de la langue de Molière, ses exclamations fétiches et surtout, cette maîtrise parfaite de la géographie du Cameroun et les noms de nos villes et villages qu'il sait si bien mettre en exergue. Autant d'atouts (j'en oublie certainement) qui lui confèrent les faveurs des pronostics comme choix par excellence pour commenter les matchs de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football qui devrait en principe (je parle au conditionnel) se jouer dans son pays natal.

Comme si cela ne suffisait pas, son livre nouvellement commis est entrain de battre des records de médiatisation et de vente dans un pays où la lecture ne fait pas toujours courir les foules. Tout ce qui énerve et donne du tournis aux adeptes de l'immobilisme et comploteurs invétérés.

Ces/Ses succès sont donc hélas les péchés du patron de Radio Sport Info (RSI), surtout que les enjeux sont colossaux, alors il faut tout faire pour le mettre à la touche, et pourquoi pas, essayer d'égratigner au passage son mentor.

Le modus operandi est donc tout trouvé. L'attaquer via la question des mœurs, un sujet des plus vendable qui fait déchaîner les passions, facile à viraliser et qui fait effet boule de neige auprès d'âmes sensibles, sans oublier qu'il discrédite et décrédibilise facilement.

Dans un environnement de paupérisation exacerbée comme le nôtre, un cobaye se fait très facilement dénicher, un plan machiavélique rapidement ourdi, la mise en scène montée.

Acte 1 : le vilipender dans ses propres installations.

Acte 2 : exhumer de vraies fausses histoires avec quelques-unes des filles qui autrefois ont croisé son chemin pour des témoignages les uns plus farfelus que d'autres.

Acte 3 : créer un tollé général pour le jeter à la vindicte populaire en le présentant comme le plus grand obsédé-harceleur-obscène de la planète.

Acte 4 : des plaintes à n'en plus finir. Avec un fallacieux prétexte à chaque fois, faire croire que c'est un diablotin qui se cache à travers son handicap pour distraire ses proies sans éveiller les soupçons.

Voilà donc MCM pointé du doigt comme un danger public qu'il faut mettre hors d'état de nuire, d'ailleurs je suis prêt à parier que nous ne sommes là qu'au tout début de cette saison des boules puantes baptisé "LE MIMB-GATE".Et puis même, pendant qu'on y est, que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre. Qui a dit qu’être une personne handicapée moteur signifie être inapte du 3ème pied ? Un adage de chez nous en pays Baka enseigne qu'un éléphant sans trompe n'en est pas un.

Que celui qui est fâché vienne me battre ici dans la maison de mes parents où je squatte à mon viel âge. On est où là !

Pour reprendre mon ami Ernest Obama : « le temps est le véritable tribunal de l'histoire ».

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