Un « général » ambazonien présente ses excuses aux populations du Nord-ouest et du Sud-ouest

Efang alias Big Number, le « général » autoproclamé des Forces de défense d’Ambazonie s’est excusé pour les innombrables atrocités commises par les combattants séparatistes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.

Le général Efang (c) Droits résrvés

Dans une vidéo de 10 minutes 36 secondes diffusée sur les réseaux sociaux samedi 6 mars 2021, le séparatiste, accompagné de deux hommes armés masqués, a révélé que c’est sous l’effet des stupéfiants que les groupes sécessionnistes mènent des enlèvements, des agressions dans la partie anglophone du Cameroun.

Efang, présenté comme un général des combattants des Forces de défense d’Ambazonie, laisse entendre qu'en raison des atrocités commises par certains combattants séparatistes, les groupes sans défense travaillent désormais en étroite collaboration avec les pouvoirs publics.

« Je viens à vous aujourd'hui par la grâce de Dieu. Je sais que nous sommes en guerre en Ambazonie. Je sais que certains d'entre nous vous ont fait beaucoup de mal. Les prières que vous aviez l'habitude de dire pour nous ont diminué. Je viens aujourd'hui pour demander vos prières. Certains d'entre nous essaieront de faire comprendre à nos frères que ce qu'ils font n'est pas correct. Nous les avertirons, les conseillerons. Merci de continuer à nous soutenir », introduit Big Number.

Efang ajoute que la lutte qu’ils mènent depuis 5 ans était une entreprise lucrative pour de nombreuses personnes, au détriment de la vie civile. « Beaucoup de nos frères sont morts à cause de certains de nos gens qui veulent s'enrichir dans cette révolution », a déclaré Efang.

Des sources concordantes renseignent que les combattants séparatistes des régions anglophones du Cameroun deviennent de plus en plus les grands consommateurs et trafiquants de drogues. Les rapports soulignent le fait que de nombreux sécessionnistes passent de la marijuana et du cannabis à des drogues encore plus fortes comme la cocaïne et l'héroïne.

Selon des experts des noms et des codes sont utilisés pour désigner ces stupéfiants. La cocaïne en poudre et l’héroïne sont appelées « caillou », tandis que les drogues fumées sont souvent appelées « Thaïlande ».

Pour le général Efang la plupart des combattants séparatistes sont dépendants de la drogue. Après avoir consommé des drogues fortes, ils deviennent incontrôlables, et sont capables de rendre misérable la vie des civils.

« Ces drogues appelées caillou et Thaïlande sont vendue par nos gens à l'intérieur de l'Ambazonie. Vous pouvez voir que nos combattants sont arrêtés aujourd'hui parce qu'ils consomment du caillou et de la Thaïlande. Qui trompe qui ? Nous nous trompons. Lorsqu'un combattant prend ces produits, il ne se comporte pas normalement. C'est pourquoi vous les voyez marcher dans les rues pour harceler et kidnapper des civils. J'ai dit à tous les généraux et commandants d'avertir leurs combattants. Nous ne sommes pas là pour tourmenter et intimider notre propre peuple. Quiconque vend du caillou et de la Thaïlande, si vous êtes pris, vous y allez périr », assure Efang.

Efang a également appelé à l'unité dans les rangs du mouvement séparatiste dans le pays et à l'étranger, en particulier entre le gouvernement intérimaire (IG) éclaté d'Ambazonia et le Conseil d'administration d'Ambazonia (AGovC).

Newsletter :
Déjà plus de 7000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Le Bled Parle à ne pas manquer !