Université de Yaoundé 2 : Les femmes universitaires se préoccupent du développement durable

C’est à la faveur d’un colloque international  qu’organise le Réseau scientifique des femmes universitaires en gestion et en économie (RésFUGE). Ce colloque international qui a commencé le mercredi 03 mars  et s’achève le jeudi 04 mars 2021 a pour thème : Développement durable, bien-être et qualité de vie : Regards croisés.

Photo de famille à l'issue de la cérémonie d'ouverture des travaux du colloque international du RésFUGE sur le développement durable - DR

L’université et le développement durable

La cérémonie inaugurale de ce colloque a été présidée par le Vice-Recteur chargé du contrôle interne et de l’évaluation, le Pr Edmond Biloa, en remplacement du Recteur Adolphe Minkoa Shé, empêché. L’université doit s’occuper du développement durable et les chercheurs en sciences sociales doivent se préoccuper du bien des populations. C’est dans ce sillage que l’université de Yaoundé 2, particulièrement le Résfuge s’intéresse au  développement durable. « Les fonctions de l’université sont l’enseignement, la recherche et l’appui au développement. Il n’ya pas de développement s’il n’y a pas un développement durable dans tous les domaines possibles de la vie. Les sciences sociales sont une partie importante de la vie des êtres humains. Nous nous intéressons au développement durable, parce que  L’université a pour ambition de créer le développement, d’apporter le développement, afin que les populations du terroir dans lequel l’université vit aient un épanouissement total. L’université vise l’épanouissement total de l’homme. C’est une bonne chose que ce réseau de femme s’occupe du développement durable,  parce que la femme est à la source de la vie humaine, par conséquent la femme se préoccupe plus que tout le monde de la vie qu’elle créée », déclare le Vice-Recteur à la presse.

Pr. Edmond Biloa - DR

Les attentes du colloque international

Le Résfuge qui est réseau multidisciplinaire permet de questionner les besoins et les aspirations des populations en terme de développement durable, et mêmes les effets des approches qui sont implémentés pour la mise en œuvre du développement durable. Compte tenu de cela, le colloque international vise un objectif avec des attentes précises.

Face à la presse, le Dr Bonono-Momnougui Cécile a livré les trois attentes espérées à la fin du colloque international. « Il y a plusieurs attentes au terme du colloque. Bien que le Résfuge ne soit pas un réseau féministe, nous aurons un point de vue féminin, une parole féminine sur les questions du développement durable commun dans une société majoritairement machiste. Deuxièmement pour les universitaires et pour la communauté scientifique, il s’agit de confronter les points de vue et d’arriver autant que possible à certains nombre de consensus, tout au moins à faire le point sur l’avancée sur les questions de développement durable actuellement. Il y a aussi en terme de participant les jeunes doctorants, pour c’est un moyen de se développer, c’est un moyen d’apprendre le métier, c’est un moyen de se construire », déclare la coordinatrice adjointe du Résfuge.

Dr Bonono-Momnougui Cécile - DR

La première journée du colloque sur le développement durable a été aussi l’occasion de la dédicace de l’ouvrage collectif du Résfuge sur la Covid-19. Cet ouvrage est intitulé : «Epidémiologie de l’économie et confinement de l’organisation. Covid-19 ».  « Le réseau a décidé de réfléchir sur ce que c’est la Covid-19 et son impact au plan social, économique, au plan humain global. Ce livre est l’économie des productions, des réflexions, points de vue sur la question de la Covid-19. L’humanité a un problème et elle essaye d’y répondre. Le Résfuge participe à cette réponse », explique le Dr Bonono-Momnougui Cécile.

Pour rappel, le Résfuge a été fondé en 2013 par le Pr. Moungou Sabine Patricia épouse Mbenda, agrégée en sciences de gestion et Vice doyenne chargé de la programmation et du suivi des étudiants à la faculté des sciences économiques et de gestion. Les domaines d’activités sont : la recherche, la production et la publication des travaux scientifiques ; la production des bases de données de recherche ; l’organisation et l’animation d’évènements scientifiques, la veille scientifique et universitaire ; l’intervention et l’accompagnement du développement des organisations et l’évaluation des activités universitaires.

Depuis 2013, le Resfuge a réalisé de grandes choses. en 2018, le Résfuge a organisé un premier colloque sous le thème « Développement durable dans le secteur agroalimentaire : une analyse pluridisciplinaire dans les pays du Sud », avec la publication dans un numéro spécial de la RASEG. La même année, il y a eu aussi l’organisation des premières matinées du réseau et la deuxième édition a eu lieu en 2019. En 2020, le réseau a publié un livre sur le coronavirus intitulé : «Epidémiologie de l’économie et confinement  de l’organisation. Covid-19 ».   

En 8 ans, il y a eu de nombreux changement de grade qu’il y a eu au sein du réseau. À la création du réseau, il y avait 11 membres. Il y avait un chargé de cours, des assistants sans thèse et des monitrices. 8 ans après, 3 professeurs agrégés Cames, 12 chargés de cours et 12 thèses qui ont soutenues par les membres du réseau. La particularité du Résfuge c’est l’échange des idées, le « Njangui intellectuel ».

En termes de perspectives trienal (2021-2023), le Résfuge entend valoriser les productions scientifiques (livres, revues et actes) du Colloque de 2021. Le réseau envisage produire un livre de méthodologie de mémoire professionnelle et acquérir un dispositif de travail à distances. Dans le viseur du Résfuge, il y a aussi la tenue de son 3ème colloque international sous le thème : « Les institutions et les pratiques de gestion pour la transformation structurelle et le développement durable ».

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