Ce que perd le Cameroun chaque année du fait de l’exploitation illégale de la flore et de la faune

Le Cameroun perd 33 milliards de FCFA chaque année à cause de l’exploitation illégale des ressources forestières et fauniques.

 Du matériel de braconnage saisi (c) Droits réservés

 C’est du moins ce que révèle le récent rapport de l’Agence nationale de l’investigation financière (Anif) du Cameroun : « Il est évident que les pertes financières sont énormes et difficiles à chiffrer avec exactitude. Dans une correspondance qui date de mars 2019, le ministre de l’Administration territoriale prescrivait aux autorités administratives de diligenter les procédures disciplinaires et/ou pénales à l’encontre des personnes impliquées dans l’exploitation forestière et faunique illégale, qui crée un manque à gagner de près de 33 milliards de FCFA chaque année à l’État du Cameroun », peut-on y lire.

Quant au braconnage, l’habitude a la peau dure. Le rapport estime à près de 3 000 kg d’écailles de pangolins ; 77 pointes d’ivoire, saisi au cours de la seule année 2018. Des produits qui sont sollicités par des clients tapis à Yaoundé, vers les pays voisins ou encore de l’autre côté de la mer.

 Sous ce rapport, l’Anif ne peut que pour le moment, regretter combien les trafics vont à un rythme exponentiel non sans impacter sur l’économie : « De façon générale, l’évolution croissante de ces flux financiers prouve à suffisance que les trafics sous toutes leurs formes sont en augmentation et présentent une menace “élevée” de blanchiment des capitaux », conclut le rapport de l’institution.

Rappelons tout de même que depuis des années, les ministres de la Forêt et de la Faune qui se succèdent font de la lutte contre le braconnage et de la déforestation, leur cheval de bataille mais le combat se révèle ardu compte de la corruption qui ne quitte pas les mentalités.

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