Droits de pension de Germaine Ahidjo : La réplique incendiaire de Me Alice Nkom aux propos d'Aminatou Ahidjo

L’avocate au barreau du Cameroun n’a pas laissé de rebond à la mise au point d’Aminatou Ahidjo du 16 septembre 2020, relative aux droits de pension de sa mère, évoqués par Me Alice Nkom.

Me Alice Nkom (c) Lebledparle.com

C’est dans les colonnes du quotidien Le Messager édition en kiosque ce 17 septembre 2020, que l’avocate a recentré le débat. « Si Aminatou Ahidjo réagit, cela me laisse à 37 degré. Je n’ai pas à m’en faire. Si c’était Babette Ahidjo, sa sœur ainée qui réagissait, je me serais inquiété parce qu’elle est médecin et c’est elle qui est au chevet de sa maman depuis longtemps. Pour la gouverne de ceux qui s’en indignent, qu’ils sachent que je suis en contact permanent presque quotidien avec madame Germaine Ahidjo ; c’est ma tantine et je me prépare même à aller lui rendre visite ces jours-ci. J’ai calé ce voyage depuis mais avec la situation sanitaire à Covid-19, Babette m’a dit : "attendons un peu d’ici octobre pour voir comment ça évolue"», explique Me Nkom.

À propos de sa démarche, la militante des droits de l’Homme soutient qu’elle n’aimerait pas que « madame Ahidjo meurt » pour qu’elle « commence à culpabiliser ».

« Et je sais que cela peut arriver à tout moment. C’est pour cette raison que je me suis dit que mon dernier recours, c’est la Première dame Chantal Biya et j’ai entrepris cette démarche. Toute cette agitation que j’observe m’étonne vraiment. Je ne sais pas ce que les gens discutent. Est-ce parce que j’ai touché madame Biya cette fois ? Si c’est le cas, cela veut dire que j’ai bien réfléchi puisque ni elle-même, ni son époux, le président de la République ne pourront plus dire qu’on n’était pas au courant » soutient-elle dans Le Messager.

Pour Me Alice Nkom, « ce n’est pas une affaire personnelle ! C’est tout à notre honneur de s’indigner de ce qu’on fait subir à cette dame. J’ai eu beaucoup de mal à écrire cette lettre parce que je me disais qu’on va dire que c’est la politique, cela va créer la polémique… Je n’ai pas envie que Germaine Ahidjo pense que tout le monde l’a oubliée et que le Cameroun est resté ingrat. Jamais je ne le permettrais. Elle était une bonne Première dame, simple, ouverte, populaire et très aimée des camerounais. Avez-vous vu à quoi ressemble la maison du feu président Ahidjo chez lui à Garoua. Ça fait mal ; cela n’honore pas notre pays parce qu’ailleurs ces domiciles sont des musées, des lieux de mémoires pour des générations. Nous n’allons pas accepter que cela se reproduise avec son épouse. Elle ne mérite pas ça », martèle-t-elle.

Rappelons que dans une lettre adressée à Chantal Biya et rendue publique le 14 septembre 2020, Me Alice Nkom sollicitait l’intervention de cette dernière, pour le paiement des droits de pension de Germaine Ahidjo en sa qualité de veuve d'ancien président de la République. Dans une mise au point publiée ce 16 septembre 2020, Aminatou Ahidjo, la fille cadette de l’épouse de l’ancien président camerounais, a affirmé que l’initiative de l’avocate «n’engage que son auteur et n’a jamais reçu l’approbation de notre maman».

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