À la suite de Maurice Kamto, Penda Ekoka se prononce sur l’affaire Ernest Obama

L’allié du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, dénonce la « bureaucratie judiciaire » et « l'appropriation des pouvoirs d'État par des individus à des fins personnelles ». Christian Penda Ekoka a transcrit sa pensée dans un tweet le 23 juin 2020.

Christian Penda Ekoka (c) Droits réservés

L’affaire du journaliste Ernest Obama ne cesse de provoquer des réactions au sein politique. L’économiste Christian Penda Ekoka, président du Mouvement AGIR s’est prononcé sur cette question.

« L'affaire Ernest Obama est une parfaite illustration de l'appropriation des pouvoirs d'État par des individus à des fins personnelles. Cette dérive de l'État de droit vers l'état de nature est la conséquence du modèle de personnification du pouvoir politique... marqueur du magistère de Biya dès son accession au pouvoir. Seule la loi de la jungle autoriserait qu'un individu utilise ainsi, en toute impunité, les appareils médiatique, judiciaire et répressif pour instruire, juger, arrêter et condamner aux fins de sa propagande propre et de la manipulation de l'opinion. La bureaucratie judiciaire doit elle-même regarder interloquée ces agissements. Hélas, c'est ce qu'il arrive lorsque l'élite, toutes catégories socio-professionnelles confondues, est devenue une caste corrompue et prévaricatrice dérogeant à sa fonction de vigile des valeurs fondamentales. Faites remonter la scène au sommet de l'État, événement possible et pas du tout improbable, et vous comprendrez que le pays est sur une pente fort dangereuse », a écrit Penda Ekoka.

Cette réaction de l’ancien conseiller de Paul Biya intervient quelques jours après celle du patron du MRC qui réclamait le respect de l’image de l’ancien journaliste du Groupe L’Anecdote. « Le mépris de la dignité est l’un des visages de l’État de non-droit au Cameroun. M. Obama, comme tout citoyen Camerounais, a droit à la présomption d’innocence, au respect de son image et de sa dignité. Que la justice camerounaise serve le droit et non les puissances de l’ombre », plaidait Maurice Kamto.

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