Insatisfait des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le Covid-19, Edmond Kamguia invite Manaouda Malachie à prendre ses responsabilités

Edmond Kamguia n’approuve pas la riposte contre la pandémie du Covid-19 mise en place par le gouvernement camerounais.  Le journaliste du journal La Nouvelle Expression qui réagissait sur le plateau de « Droit de Réponse » sur Équinoxe TV a invité le ministre en charge de la Santé publique à un peu plus de pragmatisme.

Manaouda Malachie et Edmond Kamguia (c) Droits réservés

Edmond Kamguia voit en la gestion de cette crise sanitaire au Cameroun, des « balbutiements, des hésitations, des réticences » dans la prise des décisions : « Nous n’avons pas suffisamment tiré les leçons de ce qui s’est passé en Chine, de ce qui est en train de se passer en Italie et de ce que vivent l’Espagne et la France. Nous donnons l’impression d’aller progressivement en espérant que le nombre de cas va chuter alors que tout laisse croire, au regard des tendances que les chiffres ne vont qu’augmenter, se multiplier par deux, par trois et davantage. Tant que des mesures fortes ne seront pas mises en place. Il faut qu’on soit clair là-dessus », à prévenu l’éditorialiste de La Nouvelle Expression sur le plateau du programme hebdomadaire, Droits de réponse.

Par ailleurs, le journaliste insiste sur la nécessité de tester « tous les Camerounais » au risque de ne pas connaître l’étendue réelle du problème : « obliger tous ceux-là qui sont arrivés au Cameroun, Camerounais ou non Camerounais à se rendre à un endroit prévu pour subir les tests », suggère-t-il, non sans inviter le ministre de la Santé publique à montrer de la détermination et du courage en dévoilant les noms de tous ceux qui sont atteints de la maladie : « Publiez les noms de tous ceux qui sont entrés au Cameroun. N’ayez peur de personne. Même s’il y a des proches de ministres, de hautes personnalités, publiez-les. Et si on vous empêche de le faire, remettez votre tablier, monsieur le ministre de la Santé. Nous voyons ce que vous faites. Nous voyons votre bonne intention, de bien travailler. Mais on ne peut pas continuer ainsi dans ce pays. Monsieur le ministre de la Santé faite votre travail.  Vous avez le soutien de la presse », rassure-t-il.

 

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