Cameroun : Paul Atanga Nji recadre Donald Trump au sujet de l’armée camerounaise

Le 31 octobre 2019, Donald Trump, président américain a annoncé son intention de mettre fin aux avantages commerciaux du Cameroun sous la loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa) à compter du 1er janvier 2020. Dans son communiqué, il évoque un certain nombre de raisons qui suscitent la réaction de Paul Atanga Nji.

Paul Atanga Nji (c) Droits réservés

« Je prends cette mesure parce que j’ai déterminé que le Gouvernement camerounais s’est rendu coupable de violations flagrantes des droits de l’homme internationalement reconnus, en violation des conditions d’éligibilité énoncées à l’article 104 de la Loi sur les agglomérations et dans les agglomérations.

Malgré un engagement intensif entre les États-Unis et le gouvernement du Cameroun, le Cameroun n'a pas répondu aux préoccupations concernant les violations persistantes des droits de l'homme commises par les forces de sécurité camerounaises. Ces violations comprennent des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et illégales et des actes de torture », a décidé Donald Trump au Congrès des USA le 31 octobre dernier.

Une déclaration du patron de la maison blanche que n’approuve pas le Paul Atanga Nji.

 « Bon, peut-être cette décision ne concerne pas le Cameroun hein…Vous avez constaté vous-même que dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, les éléments de nos forces de défense et de sécurité, distribuent l’aide humanitaire ; vous les avez vus entrain de sauver les vies humaines ; vous les avez vus en train de transporter les camerounais qui ont été sauvagement assassinés par des terroristes ; vous avez vu les forces de défense et de sécurité, dispenser des cours dans les écoles, offrir des tables bancs. Le monde entier a vu. Nos forces de défense et de sécurité sont professionnelles. Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les forces de défense et de sécurité accompagnent au quotidien les populations en leur accordant l’aide nécessaire et en protégeant les populations contre les atrocités et les actes barbares des sécessionnistes. Donc, je crois que, si on devait condamner, il faut plutôt condamner les sécessionnistes qui décapitent les populations dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », a déclaré le ministre de l’administration territoriale au sortir d’une réunion de sécurité le vendredi 1er novembre 2019 à Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest.

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