Ebolowa : Un prêtre suspendu pour avoir déserté le presbytère pour aller habiter au quartier

L’Evêque du diocèse d’Ebolowa a signé ce vendredi 10 août 2018, un "DECRET DE SUSPENS A DIVINIS" d’un Prêtre de son diocèse pour des comportement et pratiques contraires à la déontologie sacerdotale.

Mgr Philippe Alain Mbarga, L’Evêque du diocèse d’Ebolowa - DR

L’Abbé Moise OMIE, puisqu’il s’agit de lui, et comme l’indique le Décret de Mgr Philippe Alain Mbarga, « a déserté les lieux d’habitation ecclésiaux pour aller habiter au quartier en se faisant entourer de tous les lourdeurs incompatibles à la vie sacerdotale ».

Ayant constaté que le Prêtre a quitté les lieux ecclésiaux, son patron a tenté en vain de le ramener à la maison… Hélas, il n’a pas pu le convaincre. « Malgré nos monitions et nos exhortations lors de nos différentes rencontres, il n’a jamais dénié quitter le quartier », indique l’Evêque, qui poursuit en soulignant : « nous lui avons exprimé le doute qui pèse sur la canonicité de ces pratiques dites "exorciste " et la non-conformité de ses gestes liturgiques avec ceux de l’église catholique romaine ainsi que le doute sur la doctrine qu’il répand sur le célibat consacré ».

Bien plus ce prêtre serait membre d’un cercle en non-conformité avec l’église catholique depuis le 13 août 2013. C’est fort de tous ces manquements que l’Evêque dans l’obligation de le suspendre de tout exercice de ses fonctions sacerdotales, à savoir l’enseignement, le gouvernement et la sanctification d’après le canon 1333.

Pour les fidèles « soucieux de rester en communion avec l’église catholique romaine », le Prêtre n’a plus de pouvoir.  De ce fait, ils ne doivent plus écouter ses enseignements, ils ne doivent plus prendre part à ses célébrations et ne doivent plus se faire diriger par lui. Bien plus, il est interdit d’administrer les sacrements et de célébrer tout sacramental, sauf à des fidèles en danger de mort, comme le prévoit le canon 1335. En outre, il ne doit plus écouter les fidèles en confession, parce que toute absolution serait invalide (canon 966).

S’il s’entête à continuer d’exercer malgré l’interdiction, ses constituerait un nouveau délit canonique (canon 1393) de l’église catholique romaine.

Le Prêtre peut être réhabilité en cas de changement. C’est dans cette perspective que son patron exhorte les fidèles de prier pour lui afin qu’il reprenne conscience et se convertisse.

C’est une énième suspension de Prêtre au Cameroun pour des motifs divergents. Le 26 septembre 2017, l’Archevêque de Bertoua a révoqué un Prêtre de ses charges pastorales, comme l'avait rapporté LeBledParle.com.

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