Dénis Emilien Atangana : « Paul Atanga Nji envisagerait de museler les organisations de défense des droits de l'homme »

Ce point de vue du président national du Front des Démocrates camerounais (FDC) est consigné dans un communiqué de presse publié le 18 novembre 2021, en réaction à la modification de la loi relative à la liberté d'association au Parlement.

Paul Atanga Nji (c) Droits réservés

Le FDC appelle à la vigilance au moment où les députés étudient le projet de loi n°2006/PJL/AN modifiant certaines dispositions de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 relatif à la liberté d’association défendu par le ministre de l’Administration territoriale.

« Considérant que le communiqué signé du Ministre de l'administration territoriale en date du 26 Août 2021 demandant aux associations étrangères et notamment aux ONG exerçant dans le domaine des droits de l'homme de fournir certaines informations jugées polémiques, semble constituer une menace majeure pour la liberté d'association. Le  FDC s'interroge de savoir quelle est  la pertinence et la spécificité des modifications de la loi susvisée? », peut-on lire.

À travers les modifications en vue, « le FDC exprime vivement des légitimes craintes que cette loi devienne liberticide pour fragiliser et porter atteinte à la liberté d'association au Cameroun. C'est un secret de polichinelle pour personne que l'actuel Ministre de l'administration territoriale par ces multiples déclarations envisagerait de museler les organisations de défense des droits de l'homme. D'où la préoccupation et l'inquiétude de notre parti au sujet de toutes initiatives de ce dernier au parlement et surtout en faveur de la modification d'une quelconque loi relative aux libertés fondamentales ».

Sous ce rapport, la formation politique de Dénis Emilien Atangana invite le peuple camerounais, les parlementaires, les partis politiques et la société civile à « quadrupler de vigilance face à la modification de cette loi acquise dans les années de braise au prix fort par le peuple camerounais et laquelle en aucun des cas ne devrait être érigée en une entrave à l'expression de la démocratie ».

Cette vigilance, selon le FDC, relève d'une urgence absolue en ce moment où la loi portant régime des réunions et les manifestations publiques fait l'objet « d'une violation brutale très grave par les autorités administratives avec la caution, la bénédiction et la satisfaction morale et institutionnelle de l'actuel Ministre de l'administration territoriale. Il est inutile de rappeler que même s'assoir avec une pancarte dans un lieu au Cameroun est devenu un motif de menace de trouble à l'ordre public et la tranquillité publique. Nous demandons que les modifications relatives à ce projet de loi soient rendues publiques afin que l'opinion publique sache en quoi consistent ces modifications », conclut Dénis Emilien Atangana.

Newsletter :
Déjà plus de 8000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Le Bled Parle à ne pas manquer !



abonnement gratuit lebledparleX