Opération épervier : Christian Bomo Ntimbane explique comment l’ancien Minfi Polycarpe Abah Abah a été victime d’injuste

Dans une tribune libre parvenue à la rédaction de Lebledparle.com ce 16 juin 2021, le militant de la société civile critique affirme que Polycarpe Abah Abah est un brillant esprit qui a instauré la TVA au Cameroun et a fait annuler la dette de 2006. Toutefois dénonce-t-il, l’ancien Minfi a été jugé de manière inique tout comme d’autres hauts responsables dans le cadre de l’opération épervier.

Polycarpe Abah Abah (c) Droits réservés

Monsieur Polycarpe Abah Abah, nous n'oublions pas la terrible injustice dont vous êtes victime

Il y a quelques temps, le journal des faits judiciaires Kalara titrait sur la confirmation en appel devant la Cour suprême d'une des lourdes condamnations de l'ex ministre de l'Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah.

C'est ce brillant homme qui a introduit la TVA au Cameroun, et qui a fait annuler toute la dette camerounaise en 2006, à la suite de l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative PPTE.

Il faut préciser qu’en matière de détournement de deniers publics, la Cour Suprême du Cameroun statue comme juridiction d'appel et de cassation, une incongruité du système judiciaire camerounais qui viole le sacro-saint principe du double degré juridiction. C'est d'ailleurs pourquoi les décisions du Tcs sont rejetés en occident pour violation de l'ordre public.

On se souvient encore de cette campagne médiatique contre Polycarpe Abah Abah qu'on accusait d'avoir de multiples comptes bancaires bourrés de milliards en France et dans les places offshores et dont il s'est avéré être des délations , des mensonges.

De même pour tous ces immeubles dont il aurait été propriétaire, entendu dans le jargon camerounais des maisons à plusieurs étages, dont personne n'a jamais pu rapporter la moindre preuve d'existence jusqu'à ce jour.

Où sont ces comptes bancaires pleins de milliards et où sont situés ces immeubles Messieurs et mesdames les journalistes à la petite vertu ?

En réalité, après avoir engrangé des succès éclatants, les jaloux et envieux de ce valeureux cadre des finances camerounaises, aux méthodes de travail très élaborées et modernes, redoutaient sa mise en lumière à la suite de multiples satisfecit des bailleurs de fonds internationaux.

Ayant suivi en observateur averti ses différents procès, on se demandait s'il s'agissait d'une justice ou d'un théâtre. Mais alors un théâtre de mauvais goût. L'homme purge de lourdes peines, pour ce qu'il n’a pas fait, même si la justice humaine l'a condamnée.

Oui la justice a été rendue, mais le droit a-t-il été pour autant dit ?

La réconciliation du peuple camerounais passera par la réparation de ces nombreuses injustices dont sont victimes nombreuses de nos compatriotes dans le cadre de l'épuration politique sous cape judiciaire.

C'est le cas de Marafa Amidou Yaya, condamné pour avoir aidé et facilité une intention de détournement. Ce qu'on a jamais entendu dans aucune autre justice : «complicité intellectuelle de détournement ».

C'est le cas de Jean-Marie Atangana Mebara, libéré par la justice, mais remis en prison.

Actuellement en cours le cas d’Amadou Vamoulke, l'ancien Directeur général de la Crtv dont les accusations de détournement laissent pantois ou encore Edgar Alain Mebe Ngo'o, ancien ministre de la défense accusé d'avoir détourné un prêt chinois de 200 milliards quand on sait que la Chine ne prête pas l'argent liquide, mais remet en contrepartie du matériel.

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