Révision du Code électoral : Jacques Fame Ndongo critique la rencontre entre les partis d'opposition

Maurice Kamto du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Joshua Osih du Social Democratic Front (SDF), Patricia Toumaïno Ndam Njoya de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC), Cabral Libii du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) ou encore Pierre Kwemo de l’Union des Mouvements Socialistes (UMS), se sont réunis à Yaoundé le jeudi 1er avril 2021, autour d’une table pour discuter de l’éventualité d’un Code électoral consensuel qui prendrait en compte les contributions des autres partis politiques, des organisations de la société civile.

Photo de la conférence de presse (c) Droits réservés

Dans un communiqué en réaction à cette assise, le Secrétaire national à la Communication du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, Jacques Fame Ndongo soutient qu’il revient au Parlement de trancher sur les contributions des partis politiques pour améliorer les dispositions de la loi électorale, et non la « rue », ou un « conclave lové ».

Lebledparle.com vous propose de lire les observations de Jacques Fame Ndongo

Le RDPC a pris connaissance du communiqué publié, ce jour, par sept Partis politiques, dans le but de collecter des contributions, en vue de l’élaboration d’un « système électoral accepté et partagé par tous pour un jeu démocratique crédible, équitable, juste, transparent et pacifique »

Le RDPC a cinq observations :

1- Au Cameroun, le débat politique est libre, démocratique, transparent, responsable, pacifique, conformément aux lois et règlements de la République. (« Ne nous battons pas : débattons », Paul BIYA dixit). Le RDPC aime le débat d’idées. Il est prêt, sur tous les sujets.

2- Le code électoral en vigueur est le fruit d’un projet de loi déposé par le gouvernement, voté par le Parlement et promulgué par le Chef de l’État, S.E. Paul BIYA, élu par le peuple camerounais libre, souverain et maitre de son Destin.

3- Les Partis politiques représentés au Parlement (et qui en ont convenance) ont le loisir de présenter une proposition de loi au Parlement, conformément aux dispositions constitutionnelles et législatives.

4- « In fine », il appartiendra au Parlement, le cas échéant, de se prononcer sur la recevabilité d’une éventuelle proposition de loi (quant à sa constitutionnalité) et, le cas échéant, sur son adoption, si tant est que les 2/3 des députés et des sénateurs soient d’avis qu’il faille accorder du crédit à pareille proposition de loi.

5- Il ne s’agit donc point, simplement, de collecter des suggestions et de les « exploiter ». Encore faut-il braver victorieusement les fourches caudines démocratiques et incontournables du Parlement. « Les contributions » émanant des « Partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile » et « exploitées par un secrétariat technique » ad hoc ne peuvent pas, au regard des lois et règlements de la République, être adoptées par la rue, ou par un conclave lové dans l’évanescence nébuleuse de certaines imaginations fécondes, mais par le Parlement. Tout le reste ne serait que logorrhée et fantasmagorie.

Pr. Jacques FAME NDONGO

Secrétaire à la Communication du Comité Central du RDPC

Membre du Bureau Politique

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