Cameroun : Après la descente de Paul Atanga Nji et la menace infligée à Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou, le Laakam s’indigne

L’assemblée des notables Bamiléké a réagi à travers une lettre ouverte adressée aux autorités publiques, au peuple et à la communauté internationale.

Des membres de l'assemblée constituante Laakam (c) Droits réservés

La lettre signée par l’Assemblée constituante de Laakam s’adresse au « gouvernement kamerunais », à la communauté internationale, au « peuple kamerunais » et en particulier, au préfet du département des Hauts Plateaux, Yampen Ousmanou.

En effet, le ministre de l’Administration territoriale a eu une rencontre avec l’autorité traditionnelle de la région de l’Ouest le 19 janvier 2021 à Bafoussam. Il leur a avoué qu’il n’était pas content de leur mémorandum adressé au chef de l’Etat le 19 novembre 2020.

En tant que tutelle, le MINAT leur a d’ailleurs conseillé de ne pas se mêler au combat politique et de ne pas se laisser « manipulés » ou « instrumentalisés ».

A peine le membre du gouvernement a terminé le conclave que le préfet des Hauts Plateaux a servi à son tour, une mise en garde au roi des Bamendjou Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou. La réplique de ce dernier ne s’est pourtant pas fait attendre.

A la suite du chef de 2ème degré du groupement Bemndjou, le Laakam est sorti de sa réserve : « Nous vous mettons en garde contre toute tentative de musèlement du pouvoir traditionnel en place et vous promettons une réponse proportionnelle si vous insister dans vos tentatives d’intimidation et de suppression de la liberté d’expression des autorités traditionnelles non soumises à la merci du pouvoir politique en place », ont prévenu les membres de l’assemblée constituante du Laakam.

En effet, l’indignation des fils et filles de l’Ouest vise à donner « un dernier avertissement à un administrateur civil qui peut étouffer le peuple des Grassfields(Bamiléké) et créer la guerre civile et tribale dans la région de l’Ouest Kamerun », peut-on lire dans la lettre ouverte signée et rendue publique le 21 janvier 2021.

Sous ce rapport, « il est à rappeler que les institutions traditionnelles des Grassfields(Bamiléké) précèdent la nation kamerunaise de plusieurs millénaires et que l’administration publique née il y a 61 ans devrait s’abreuver de sa source et non le contraire, ceci pour une nation forte et prospère. Par ailleurs, ce sont des institutions étatiques qui sont les hôtes des institutions traditionnelles et non l’inverse », écrit le Laakam.

Dans l’optique de mettre fin à cette guerre en préparation, conclut l’assemblée des notables, « Laakam prend ses responsabilités d’aviser l’administration et toute personne qui d’aventure essayerait d’entreprendre pareille tentative d’assujettissement du pouvoir traditionnel », lit-on.

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