Cameroun : Intimidé par le sous-préfet de recevoir le don de Paul Biya, le chef Minkan est moqué et critiqué par Valsero

L’artiste engagé Valsero pense le chef du village Minkan situé dans la lisière Ebolowa-Kribi, forcé par le sous-préfet de recevoir le don symbolique du chef de l’Etat dans le cadre de la riposte au coronavirus n’a droit à aucune compassion pour soutenir le régime en place.

Valsero (c) Droits réservés

 Rappel des faits

Dans une vidéo diffusée qui a fait la boucle des réseaux sociaux il y a quelques jours, l’on voit le chef du village Minkan le nommé Sa Majesté Evina Engoto et le sous-préfet de la localité se livrer à une scène identique à celle du Loup et l’Agneau.

Après L’allocution du chef de terre, ce dernier remet en main un sceau à l’autorité traditionnelle qui s’y oppose : « ça, ça ne m’intéresse pas ». Outré, le représentant de l’Administration réitère : « Les actes du chef de l’Etat ne sont emprunts du sceau de la souveraineté, on ne les critique pas, on ne les commente pas négativement. Soyez un chef discipliné, sinon je vous enlève ». Menaces auxquelles a cédé le garant de la culture.

Valséro n’a pas pitié…

Dans une vidéo publiée sur la toile à la veille de la Fête de l’Unité camerounaise, le rappeur allié au Pr Maurice Kamto estime que le chef du village Minkan n’est pas à défendre. Car selon, lui, depuis des décennies, il fait partie des personnalités qui opposent une résistance farouche à tout parti politique autre que le parti au pouvoir qui voudrait pénétrer dans les villages.

 « Il faut que vous gardiez la lucidité. Ce sont les petits vieux qui chantent ‘‘Ayop Ayop’’ depuis 40 ans. Ce sont les mêmes petits vieux que vous voyez en train de pleurer devant le seau-là. Ce sont ces mêmes petits vieux qui font le tour du village, volent les cartes d’identité, multiplient les cartes d’électeurs pour garantir au RDPC le 100%. C’est sur ces vieux-là que l’administration se remet pour contrôler tous les villages. Aujourd’hui, il vient faire le bonhomme qui a besoin d’autre chose…leurs barrières, ce sont ces petits vieux comme le petit vieux chef de village de Minkan…Qu’il ressente bien l’humiliation. Que ses enfants ressentent bien l’humiliation… Je n’ai pas pitié. Parce que si on est bloqué aujourd’hui, c’est à cause de ces petits vieux…Le pire, le plus dangereux est à venir. Bientôt, on va vous fouetter sur la voie publique. Bientôt les préfets vont vous étaler en route et vont bien vous rosser aux fesses. C’est là où vous saurez que vous avez été déshumanisés », a déclaré l’auteur du titre « Prési arrête ça »

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