Cameroun - Crise anglophone : Pour Christopher Fomunyoh, « une sortie de crise ne se fera que par la libération des détenus »

Au cours de l’entretien accordé à RFI, ce jeudi 27 avril 2017 Christopher Fomunyoh a affirmé que la libération des leaders du consortium de la société civile anglophone va permettre une sortie crise en zone anglophone.

Christopher Fomunyoh - DR

A Washington, le Camerounais Christopher Fomunyoh dirige le département Afrique du National democratic institute, un think tank proche du parti démocrate. Hier jeudi, il a été l’invité Afrique matin sur RFI. Avec Christophe Boisbouvier, il a passé en revue la  politique africaine des Etats-Unis et la crise anglophone au Cameroun.

A la question de savoir comment voyez-vous une sortie de crise ? L’originaire de la région anglophone affirme d’entrée de jeu être tiraillé par la tristesse et l’embarras, « e dois vous avouer pour ce qui est de mon pays, le Cameroun, je suis tiraillé entre la tristesse et l’embarras». « La tristesse parce que je constate effectivement avec une certaine amertume, et une certaine déception, que cette crise qui a commencé par de simples revendications des enseignants et des avocats a été tellement mal gérée au point qu’au jour d’aujourd’hui, on parle d’une crise anglophone que moi, je vois comme une crise nationale au Cameroun », raconte l’acteur politique.

« Embarras aussi parce que partout où je passe sur le continent, les autres Africains me posent la question de savoir : comment se fait-il que le Cameroun n’arrive pas à bien gérer sa diversité ? Je me dis que là où nous nous trouvons, une sortie de crise ne se fera que par la libération des gens qui ont été détenus, par la création de conditions qui permettraient un dialogue sincère et ouvert », ajoute Christopher Fomunyoh. « Le Cameroun ne mérite pas ça et mon espoir, c’est que dans les jours à venir, on va trouver un terrain d’entente pour une plateforme de discussions larges et sincères afin de trouver un compromis de façon durable », renchérit-il.

C’est la même position que le Social démocratique Front (SDF) adopte et pense qu’après le retour d’internet, il faut maintenant libérer ceux qui sont en prison pour entamer le dialogue à propos de la crise anglophone.

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