Richard Bona explique les raisons qui l’ont poussé à abandonner sa nationalité camerounaise

Le bassiste d’origine camerounaise, Richard Bona a déchiré le 17 mars 2022, son passeport camerounais dans un live Facebook. Ceci après avoir conté évènement qu’il a vécu et qui a failli le conduire en prison.

Richard Bona (c) Droits rservés

Le célèbre bassiste Richard Bona est constamment entre deux avions pour honorer ses dates de concert. Et c’est grâce à son travail qu’il a découvert « le piège » que lui auraient tendu les autorités camerounaises.

En effet, le passeport que Richard Bona a montré dans un live Facebook ce 17 mars lui appartient mais il était déjà plein. Toutes les pages avaient un visa d’un pays précis où il a séjourné pour le travail. Naturellement pour le travail il doit refaire un autre passeport et pour cela, il dépose son ancien passeport à l’ambassade.

À l’ambassade du Cameroun à Washington, l’artiste déposa son passeport déjà plein pour en obtenir un neuf. L’ambassade prenait le vieux passeport et l’utilisait pour d’autres personnes que Bona. En effet, si l’artiste faisait des concerts dans le monde entier, le passeport contenait des visas allant souvent jusqu’à trois mois, alors que la star n’était même plus sur le territoire, le visa restait valide longtemps. Il suffisait alors pour eux de changer la photo du passeport et de faire voyager une personne lambda avec les visas toujours valides.

Mais un grave problème surgit alors que le bassiste est à la frontière hongroise: « Je me suis fait arrêté alors que j’étais à la frontière hongroise. Je trouve mon ancien passeport là-bas et on veut m’arrêter pourtant ce n’était pas ma photo. C’est la femme du ministre de la culture hongroise qui m’a aidé vu qu’on se connait, et j’ai pu être mis hors de cause. » -a-t-il déclaré dans son live.

À la frontière hongroise il retrouve son ancien passeport avec une photo différente de la sienne et comprend ce qui se passe dans son dos. « Le feyman a donc voyagé pour faire ses mauvais coups avec mon nom, mon passeport, mes visas mais sa photo. Il a eu des problèmes en Hongrie et la police l’a suivi, il a laissé sa voiture de location garée quelque part en fuyant et a laissé mon passeport dedans. Vous voyez les camerounais, vous pouvez être un voyageur et vous retrouvez dans un grave problème, en prison à cause de leurs magouilles », a-t-il ajouté.

L’avocat de Bona contacte alors l’ambassadeur de Washington; ce dernier sort de ses gongs et leur dit: « c’est faux! vous voulez salir le nom du Cameroun, je vais vous porter plainte ». L’avocat dit alors à son client: « Tes propres autorités te mettent en danger. C’est une question de temps pour qu’ils finissent par vraiment te faire vivre quelque chose de mauvais » confie le musicien. Et c’est un signal parmi tant d’autres, qui lui fera donc changer de nationalité pour se protéger à l’avenir.