Vers la fermeture de la chaine de télévision Bnews1 d’Ernest Obama ?

Selon certaines informations à lebledparle.com, la chaine de télévision Bnews-1 que dirige le journaliste Ernest Obama bat de l’aile depuis plusieurs mois. Elle pourrait provisoirement fermer ses portes pour des besoins de restructuration.

Ernest Obama et Albertine Bitjaka (c) Droits réservés

La chaine de télévision située au quartier Nsam à Yaoundé traverse une crise managériale. Lancée officiellement en mars 2021, l’on apprend que Lucas Owona son président de Conseil d'Administration, envisage d’ordonner un audit interne pour avoir une idée plus claire sur ses investissements.

De son côté, le journaliste Boris Bertolt indique que « plusieurs employés de la maison évoquent l’hypothèse d’une fermeture quoi que temporaire des portes le 22 décembre2021. Par ailleurs Les employés cumulent près de 6 mois sans salaires.  Le loyer de l’appartement qui abrite la structure s’élève à 4 mois d'impayés », peut-on lire.

Les employés envisagent une grève. La directrice des Ressources Humaines, pilier de la boîte a déjà jeté l’éponge.

Bnews1, une boite à problème ?

Les premières difficultés de la chaîne ont apparu quelques mois après son lancement. Bnews1 disparait du bouquet Canal+ début mars 2021. Certains observateurs y ont vu, la main du patron du groupe l’Anecdote, Jean-Pierre Amougou Belinga.

Mi-juin 2021, Jean Solaire Kuete, journaliste chez Bnews1 a décidé de jeter l’éponge après 6 mois de collaboration : « J’ai décidé de mettre un terme à ma collaboration avec Bnews1 ce jour pour des raisons que j’ai communiquées au Directeur Général. Je remercie Ernest Obama d’avoir cru devoir m’impliquer dans ce projet. C’était à tout le moins une expérience édifiante. Je quitte en paix et dans la paix », expliquait-il.

Toujours en juin de la même année, le président du Conseil d’administration de Bnews1 et maire de Yaoundé 3e, Lucas Owona accusait Ernest Obama de détournement de fonds.

De passage sur Canal 2 en fin novembre dans le cadre de la campagne de Samuel Eto’o à la présidence de la Fecafoot, Ernest Obama n’avait pas manqué de regretter que « certains esprits malveillants » eussent saboté son jeune projet éditorial.