Cameroun - Mgr Cornelius Esua Fontem : « un évêque de la trame de Mgr Jean-Marie Benoît Bala ne se suicide pas »

Pour l’archevêque de Bamenda l’hypothèse du suicide est à exclure, parce que cet acte est considéré comme un péché dans les saintes écritures. 

Mgr Cornelius Esua Fontem et le Pape Benoit 16 - DR

Depuis la mort de l’évêque du diocèse de Bafia, la question sur la forme de la mort du prélat alimente les débats au sein de l’opinion publique. Dans l'entretien accordé au quotidien Le Jour et paru dans l’édition de ce lundi  5 juin 2017, l'Archévêque de l'archidiocèse de Bamenda ne passe pas par quatre chemins pour botter en touche la thèse du suicide. «Nous attendons des enquêtes sérieuses de la part du Gouvernement. Il faut approfondir les recherches, pour savoir ce qui lui est arrivé, comment il a pu se retrouver là. Un évêque de la trame de Mgr Jean-Marie Benoît Bala ne se suicide pas», déclare-t-il.

L’homme de Dieu soutient son point de vue par le fait que ce n’est pas l’apanage des évêques étant donné qu’ils ont pour mission d’apporter l’espérance à ceux qui sont dans le besoin, «en tant qu’évêque nous sommes là pour apporter du réconfort à ceux qui souffrent, qui doutent, qui ont même parfois perdu l’espoir. Nous ne pouvons pas être les premiers à nous donner la mort. Mgr Bala ne nous paraissait pas aussi troublé que cela. Et puis c’est un cas de figure plutôt rare dans l’histoire de l’église. Les évêques ne se suicident pas».

Bien plus, Mgr Cornelius Esua Fontem  dit être dans la tristesse et la consternation depuis la sortie des eaux de son confrère dans l’épiscopat et ceci à plus d’un titre, tout d’abord pour avoir été le co-consécrateur de l’ordination épiscopale de Jean-Marie Benoît Bala et les solides relations pour la bonne conduite de leurs diocèses respectifs, «c’est avec une très grande tristesse que nous avons appris la sortie des eaux de la Sanaga du corps de l’évêque de Bafia. Nous sommes encore consternés par ce qui est arrivé. Je le suis d’autant plus que je l’ai connu à de nombreux titres. J’étais le co-consécrateur de son ordination épiscopale, lorsqu’il a été nommé évêque. Nous sommes restés liés, aussi bien au sein de la conférence épiscopale où nous avons travaillé en synergie que dans la conduite pastorale de nos diocèses respectifs. Il s’agit d’une très grande perte pour le diocèse de Bafia, l’église catholique du Cameroun et même l’église universelle », dit-il.

L’enquête a été ouverte depuis ce vendredi 2 juin et la forme de la « mort suspecte » de l’évêque reste à déterminer.

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