Le Cadre Citoyen de Concertation condamne les sanctions de la CÉDÉAO et l’UMEAO contre le Mali

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction et signé le 15 janvier 2022, Djeukam Tchameni, initiateur du Cadre Citoyen de Concertation (C3) se prononce sur les sanctions de la CÉDÉAO contre la junte militaire au Mali dirigé par le Colonel Assimi Goita.

Djeukam Tchameni, inititateur du Cadre citoyen de concertation (C3) - DR

Les chefs d'États et des gouvernements des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont adopté de lourdes sanctions contre le Mali en réponse au retard pris dans la tenue des élections après une transition de 18 mois, comme l’avait rapporté Lebledparle.com.

La méta organisation C3 trouve ces sanctions excessives, illégitimes et illégales tout en les condamnant. « Le Cadre Citoyen de Concertation (C3) a appris avec consternation les sanctions prises par les Chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UMEAO contre le peuple malien et son gouvernement de transition. Le C3 condamne avec la dernière énergie ces sanctions excessives, illégitimes et à bien d’égards illégales. Nous condamnons tout aussi fermement les manœuvres d’une ancienne puissance coloniale pour son ingérence criminelle dans les affaires africaines », peut-on lire dans le communiqué.

Le C3 soutient le Mali dans son processus de refondation. « Comme le reste du peuple africain, nous apportons un soutien indéfectible au peuple frère du Mali et à son processus de Refondation, issu d’une consultation populaire inclusive. Les Maliens ont décidé souverainement et à bon escient de rompre définitivement avec les chaines du néocolonialisme, et de faire les réformes institutionnelles nécessaires pour mettre fin à la crise sécuritaire et à l’instabilité chronique », écrit Djeukam Tchameni.

La demande est faite aux Chefs d’Etats de la CEDEAO de retirer les sanctions contre le Mali. « Nous exhortons les chefs d’Etat de la CEDEAO à relire le Traite de l’Organisation sous régionale ainsi que la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples. Nous leur demandons de suspendre sans délai les mesures répressives, et iniques et de reprendre la voie du Dialogue avec les autorités de transition », ajoute l’initiateur du C3.

Pour rappel, le peuple malien est allé dans la rue pour dénoncer l’emprise néocoloniale sur le Mali, ainsi que les sanctions de la CÉDÉAO et l’UMEAO.

Dans la foulée, l'ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), évincé en 2020 par l'armée après sept années mouvementées au pouvoir, est décédé à l'âge de 76 ans.