Le Tchad veut faire passer l’effectif de son armée à 60 000 hommes d’ici à 2022

C’est pour apporter une réponse « efficace » aux défis sécuritaires auxquels fait face le Tchad, que le gouvernement de transition a annoncé sa volonté de lancer une nouvelle réforme de l’armée pour augmenter entre autre ses effectifs et les faire passer en 2022, de 35 à 60 000 hommes, a appris lebledparle.com des médias locaux.

Armée tchadienne (c) Droits réservés

Pour parvenir à cet objectif jugé capital pour la stabilité du pays, le pays a fait adopter vendredi 24 septembre 2021, par l’Assemblée nationale sortante, dissoute le lendemain, une ordonnance portant statut général des militaires des forces de l’ordre et de sécurité.

« Jusqu’ici les soldats tchadiens touchaient plutôt un forfait, mais avec cette nouvelle réforme ils vont désormais jouir d’une solde plus consistante et la même à grade égal. L’évolution des grades et des carrières, les pensions… Toute leur trajectoire sera désormais réglementée », explique le ministre tchadien de la défense, le général Daoud Yaya Brahim chez nos confrères de la RFI.

Seulement, l’opposition est montée au créneau. Succès Masra du parti Les Transformateurs dénonce un texte « majeur pour la vie du pays » adoptée un vendredi soir en catimini et par une Assemblée nationale sans aucune légitimité.

Il s’insurge également contre une ordonnance qui ne résout pas selon lui, les principaux défis auxquels fait face l’armée tchadienne. Succès Masra pointe notamment une armée dominée aujourd’hui par trois tribus, « les Zaghawas, les Goranes et les Arabes ». Une armée à double vitesse avec une garde présidentielle, la DGSSEI totalement choyée au détriment d’autres corps, alors que la plupart de soldats ne sont pas bien formés déplore-t-il.

Polémique autour d’une armée « tribale »

Les critiques de Masra sont balayées d’un revers de main par le ministre tchadien de la Défense qui nous assure qu’il a aujourd’hui 10 000 hommes dans les centres d’instruction, issus de toutes les composantes de la société. Quant au financement de toutes ces réformes alors que les caisses de l’État sont vides, le Tchad pourra compter sur l’appui de ses partenaires dit-il.

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