Maurice Kamto à propos de sa présumée victoire à la présidentielle 2018: «Même dans un siècle, on continuera de réclamer cette victoire. C’est un fait historique»

Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun s’exprimait ainsi, sur le plateau du journal Afrique de Tv5 Monde, dimanche 19 septembre 2021

Au lendemain du concert du rappeur engagé Valsero au Zénith de Paris, auquel il a assisté,  Maurice Kamto a été reçu en qualité d’invité sur le plateau du Journal Afrique de TV5 Monde, dimanche 19 septembre 2021. Il  s’agissait de sa toute première intervention dans les médias, depuis la levée de son assignation à domicile  en décembre 2020. Au cours de ces échanges qui ont duré près de 10 minutes, cette importante figure de l’opposition camerounaise  a évoqué de nombreux sujets. Notamment, sa présumée victoire lors de l’élection présidentielle 2018, ainsi que les départs de plusieurs cadres du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, dont il est le président national.

Au sujet de la présidentielle 2018,  l’ancien candidat à cette échéance électorale assure que son parti et lui vont continuer à réclamer leur victoire, qui selon eux, leur a été dérobée par le régime qui dirige actuellement le pays.  « Il ne pourrait en être autrement. Ce n’était pas un jeu. C’est un fait historique massif, indélébile et intangible. Dans un  siècle, si l’on devait encore être en vie, on continuerait  de revendiquer cette victoire», a-t-il déclaré dans un premier temps, avant de préciser que «le fait de revendiquer notre victoire, ne nous empêche pas de constater que quelqu’un d’autre gouverne le Cameroun depuis 3 ans. En tout cas depuis l’élection présidentielle 2018. Ça aussi c’est un fait, et nous en prenons acte», a-t-il ajouté.

Maurice Kamto s’est également appesanti, sur le cas de Celestin Djamen, l’ex-secrétaire général du MRC en charge des Droits de l’Homme, qui a quitté le parti pour fonder sa propre formation politique.  «Il a créé son propre parti, il est libre. Vous avez bien constaté que nous n’avons jamais jeté quelque anathème sur qui que ce soit. On adhère librement au MRC, on en part librement. Donc, on lui souhaite bon vent »

Mais également sur Michelle Ndoki, qui a multiplié les déclarations énigmatiques  des semaines auparavant. Ces dernières ont d’ailleurs poussé les militants du MRC à penser qu’elle voulait prendre ses distances avec le parti. Des affirmations qui horripilent Maurice Kamto.

«Qu’est-ce que ça veut dire prendre ses distances ? Je ne vois pas ce que ça veut dire. À ma connaissance, Madame Ndoki n’a pas démissionné du MRC. Si dès lors qu’un cadre du MRC s’exprime, il peut même avoir une opinion différente de celle du directoire national du parti, cela signifie-t-il qu’il a pris ses distances ? Alors on doit trouver des situations similaires dans beaucoup d’autres partis politiques et pas seulement le nôtre, y compris le parti qui dirige le Cameroun aujourd’hui»

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