Abdelaziz Moundé Njimbam tacle Serge Espoir Matomba après sa sortie sur la mort de Christian Penda Ekoka : « Obligés d’utiliser des oignons pour avoir des larmes… »

Selon Abdelaziz Moundé Njimbam, la sortie de Serge Espoir Matomba relative au décès de Christian Penda Ekoka est émaillée d’hypocrisie.

Serge Espoir Matomba (c) Droits réservés

Le 26 août 2021, le premier sectaire du Peuple uni pour la Rénovation sociale(Purs) a publié un texte sur sa page Facebook intitulé : « J’aurais pu etre CPE ».

Dans son texte, l’ancien candidat à la présidentielle croit apporter une compassion à l’endroit de l’ancien allié de Maurice Kamto, mort au Canada le 8 août 2021 des suites de maladie.

« Le 06 octobre 2018 reste une date mémorable pour moi. Car, c'est ce jour que j'ai scandaleusement appris par le biais des militants, sympathisants, soutiens et autres bouffons d'un parti politique, que je venais de percevoir 500millions de Fcfa.

Bon sang ! Cinq cents de nos fous millions ! Versés par la Présidence pour dit-on, ne pas signer la coalition avec le leader de ce capharnaüm de l'opposition.

Aux yeux de tous, l'ange de l'Espoir devenait un démon. Et depuis lors, je subis toutes sortes de salissures, meurtrissures, toutes sortes de diffamations. Le harcèlement moral et verbal n'arrête pas.

Il faudrait être un Dieu et cacher sa douleur de se voir calomnier, de voir ces sentenciers de l'abîme décider de votre destin. Que Dieu me pardonne donc mais j'aurais pu être CPE et mourir ou disparaître par angoisse, par honte (malgré mon innocence) et déni de ma propre personne.

Je continuerai à faire à l'instinct ce qui semble juste pour ce pays. Aujourd'hui, seul le combat des citoyens ayant une culture éthique, sera pérenne. Il en résulte une responsabilité qui nous oblige. C'est pourquoi je me dois d'afficher clairement et respecter mes engagements de leader que je suis : me battre pour l'éclosion d'une nation citoyenne.

Sans remords, ces sentenciers et diffameurs poursuivent hélas la sale besogne : détruire la vie des honnêtes gens qui ne pensent pas comme eux et qui ont malencontreusement croisé leur chemin. Très souvent sous le regard complice de leur leader, l'élu sans chaire.

Combien d'âmes innocentes sont décédées sans mot dire ? Combien en souffrent aujourd'hui ? combien ne pourront plus affronter la Vie avec courage ?

Il y a nécessairement des leçons à tirer après le départ brutal et inattendu de CPE. Mais ces barbares ont-ils un cerveau pour demander pardon à Dieu de tout faire à l'instinct sauvage ? Nous les avons vu disséquer cet ainé au coupe-coupe rouillé, ces derniers mois où il se battait pourtant contre la maladie.

Alors, au nom de CPE, au nom de tous ceux qui ont vécu la même ignominie avant lui, je n'arrêterai point de bomber le torse pour repandre les valeurs de solidarité, d'amour, de respect, de fraternité. Car comme dit cet artiste, " dans mes yeux tout rayonne. Ce que j’ai, je le donne"...

J'AURAIS PU ÊTRE CPE ! », a formulé l’homme politique.

Cette sortie de Serge Espoir Matomba n’a pas échappé à la critique d’Abdelaziz Moundé Njimbam : « Cher Matomba, il ne faut pas attendre sa mort pour être Penda Ekoka. Où étais-tu quand il était en prison ? Dans un bus brûlé peut-être. Je te savais “politicien” pas “receleur” médiatique de cadavre ! Stop à l’hypocrisie ! », a écrit le Journaliste/Consultant-chercheur en relations internationales avant de poursuivre : « Je savais cher Matomba, que l’on louait les bus, comme tu l’as fait à la présidentielle. Mais je ne savais pas que le deuil de M. Ekoka allait susciter un tel charter : des pleureurs loués, obligés d’utiliser des oignons pour avoir des larmes », peut-on lire sur sa page Facebook.

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