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Exit la CAN 2016 : «Pensons à professionnaliser le championnat local qui est intermittent»

Exit la CAN 2016 : «Pensons à professionnaliser le championnat local qui est intermittent»

Exit 2016, bonjour 2018! Et dire que cette journée aurait été décrétée fériée chômée sur l’ensemble du territoire national…Sniff!


Exit la CAN 2016 : «Pensons à professionnaliser le championnat local qui est intermittent»
La meilleure joueuse se nomme Aboudi Onguene – DR

Trêve de logorrhées et de pleurs! L’heure du bilan a sonné.

Je ne vous dirai pas, comme la majorité de mes confrères, que le Nigéria, détenteur du trophée, possède la meilleure attaque du tournoi avec 14 réalisations; que la meilleure défense est camerounaise avec un seul but concédé ou que la meilleure buteuse s’appelle Oshoala, la nigériane qui a trouvé le chemin des filets à 6 reprises. Je ne vous dirai pas non plus que la meilleure joueuse se nomme Aboudi Onguene et qu’aucun carton rouge n’a été enregistré au cours de cette compétition (les femmes savent être fair-play). Ça, vous le savez déjà.

Je vous dirai plutôt que cette compétition a eu du bon. Le pays organisateur a produit son propre signal -une grande première-; les stades ont été construits et réhabilités-on attend toujours le toit du stade de Limbé, en passant-; quelques tronçons ont été rafistolés. D’ailleurs à propos du signal, la cérémonie de clôture a été mieux retransmise que celle de l’ouverture (des plongées au rendez-vous, utiles pour apprécier formes et représentations). Au lieu-dit Carrefour Abbia, des feux de signalisation mobile ont été installés (je suppose dans le cadre de la CAN, si non la coïncidence serait trop flagrante). Pour diriger la circulation, les volontaires du MINJEC sont même venus prêter main forte aux policiers. Concernant la ferveur populaire, la mayonnaise a fini par prendre: on a observé des marches de soutien à Douala et à Yaoundé; le tissu de la CAN a été conçu (et comme d’habitude réservé à une catégorie de personnes); des concerts ont été organisés (chapeau bas une fois de plus au MINAC); les tickets d’accès au stade pour la finale ont été gracieusement offerts à la population par la Présidence – j’ai même entendu des gens s’écrier en jubilant naïvement : l’entrée au stade est gratuite! l’entrée au stade est gratuite! Le plus dur, c’était de l’obtenir, ce billet. Mes frères et amis qui ont fait le pied de grue devant le Palais des Sports, le Stade Omnisports ou le MINSEP seront plus éloquents que moi à ce sujet.

Je vous dirai aussi qu’il y a eu du moins bon. Et là alors, la coupe est pleine à déborder. La qualité de la retransmission du signal a été quelque peu amoindrie par des commentateurs(trices) qui étaient pour la plupart à leur galop d’essai. L’une d’entre elles s’est offerte le luxe de ne pas respecter la minute de silence observée pendant la finale; trop occupée à moucharder. Ils se sont certes bonifiés avec le temps; cependant la CAN n’est pas un tube à essai propice aux expérimentations. Sur le plateau TV, c’était pareil. BEBOM a développé des analyses pertinentes mais manquait de style. N’en parlons plus pour FOMUM! En radio quand même ça valait le détour! Les duplex de la troisième journée n’ont pas été aussi bien négociés qu’on le pense. Le stade de Limbé est resté vide -au cours du match de classement, les joueuses ont évolué sous les yeux d’un public qui a répondu aux abonnés absents. Coté flops, l’arbitrage a été un très bon élève. On se souvient de ce but clair et net refusé aux Zimbabwéennes, du pénalty accepté puis invalidé par l’arbitre au cours de la confrontation Ghana-Kenya, de ce large avantage concédé au Cameroun après la charge sur la gardienne Sud-Africaine et de cette fameuse togolaise de la finale…

Je vous parlerai également de ce problème criard d’agenda. Comment comprendre que la CAN féminine de football se tienne concomitamment avec son homologue du handball? C’est le complot? Auquel cas, votre plan a échoué.

Pour finir, j’ai quelques doléances à émettre. De grâce… ne remplacez pas notre Enow Ngachu national par un vieux blanc croulant. Autre chose: pensons à professionnaliser le championnat local qui est intermittent. Enfin, n’attendons pas la dernière minute pour finaliser les chantiers de Japoma et d’Olembe. 2019 n’est plus loin…

A tous ceux qui versent encore des larmes pour nos lionnes du foot…sniff…sniff…, que votre cœur ne se trouble point. Tout espoir n’est pas perdu. Il reste encore une équipe à supporter puisque les lionnes du handball jouent la CAN. Souvenez-vous aussi de cette pensée d’une illustre personnalité africaine qui affirmait avec force et véhémence que: “je ne perds jamais: soit je gagne, soit j’apprends.”

Peace.

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