Grégoire Owona réagissant aux propos d'Emmanuel Macron face à l'activiste de la B.A.S: « Ce qu’il a dit ne l’engage que lui »

Grégoire Owona n’est pas resté indifférent à la scène « choquante » qu’ont offerte à mondovision, le président Emmanuel Macron et un activiste de la Brigade antisardinards le 22 février 2020.

Grégoire Owona (c) Droits réservés

C’est au cours de l’émission Scènes de presse diffusée à la CRTV télé que Grégoire Owona a encore réagi au sujet de l’entretien entre le président français Emmanuel Macron et l’activiste de la B.A.S Calibri Calibrio qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Autour d’un plateau mené par la journaliste Lucrèce Medou Njemba, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale a été amené à se prononcer à la suite de son Co panéliste Cabral Libii, sur la première thématique intitulée « Macron : le grand mépris ? ».

« Il faut rester serein »

Pour le secrétaire général adjoint du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(RDPC), il faut rester serein face cette scène qui est pourtant choquante : « Il faut se calmer un peu, il ne faut pas trop dramatiser les choses c’est quelque chose qui choque. Là je ne m’appesantis pas sur l’individu qui s’adresse à Monsieur Macron, mais plutôt sur les propos de Monsieur Macron », a-t-il déclaré.

« Comment rester serein quand un chef d’Etat affirme qu’il fait pression sur un autre chef d’Etat ? », a demandé la journaliste

Pour l’homme politique, l’heure n’est pas à la dramatisation de la situation malgré son ampleur. Il tient son raisonnement de l’ancienneté du président Paul Biya en politique et que ne pourrait égaler l’actuel président de la France, ajouté à cela les chantiers politiques de l’homme du 6 novembre 1982 dont les jalons ont été posés avant l’entrée en politique d’Emmanuel Macron. Sous ce rapport, selon l’analyse de Grégoire Owona, il serait surprenant qu’un « fils » veuille faire « pression » sur son « père ».

 « Je crois qu’il faut rester d’abord serein devant les propos comme ça. Ce qu’il a dit ne l’engage que lui. Mais quand moi je sais par exemple que le chef de l’Etat a mis en place le mécanisme de démocratisation de ce pays bien avant que Monsieur Macron ne rêve certainement de faire la politique, quand je sais que le chef l’Etat a entamé les procédés de décentralisation avant que Monsieur Macron ne s’engage dans la politique, quand je sais par exemple que le chef d’Etat a mis en place les mécanismes de respect des droits de l’Homme pour ne prendre que ces trois exemples, je dis, ces pressions, je ne sais pas à quel moment il les a faites », a affirmé le membre du  gouvernement.

Pour le membre du comité central du RDPC, cet acte posé par Emmanuel Macron peut être classé dans le cadre d’un « incident » et que les deux homologues sauront gérer.

Par contre, cet « incident » ne saurait chambouler la nature des relations qui lient le Cameroun et la France depuis des lustres, à en croire une publication faite sur son compte Twitter.

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