Cameroun : Des policiers écroués à la prison  centrale de Kondengui

Lebledparle.com apprend du journal Kalara en kiosque ce 9 juillet que deux policiers de l’Equipe Spéciale d’Intervention (ESIR) restent en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé.

Corps ESIR (c) Droits réservés

Dans son édition de ce mardi 9 juillet 2019, le journal de Christophe Bobiokono renseigne que c’est depuis le  mois d’aout 2017 que Didier Armand Tsague, inspecteur de police et Serges Freddy Biack, tous deux de  l’Equipe Spéciale d’Intervention (ESIR) sont détenus à la prison centrale de Yaoundé.

Au moment où les deux inculpés espéraient déjà avoir une issue favorable à leur affaire, l’annonce du verdict a plutôt été suspendue par le collège des juges du Tribunal de grande instance.

Selon nos confrères, le TGI « a décidé de requalifier les faits inégalement considérés en ceux  de de trafic de drogues et stupéfiants à haut risque en ceux de détention de drogues à haut risque ».

Les faits que les accusés ne reconnaissent pas car ils plaident « non coupables », peut-on lire dans l’hebdomadaire du monde juridico-judiciaire.

 En effet, les inculpés n’ont pas été acquittés à cause de leur comportement malgré l’indulgence des juges : «  en dépit de la souplesse des juges, les mis en cause ont persisté dans leur «mauvaise foi» en niant le faits qui leur sont reprochés et en refusant de parler devant la barre », poursuit le journal.

Les avocats de la partie désormais jugée coupable ont qualifié la décision des juges de « courageuse et juste » puisque. «Qui mieux qu’un policier qui traque les bandits, doit détenir le corps du délit qu’il a saisi dans le cadre de ses fonctions? », se sont-ils interrogés.

En attendant la décision du tribunal ce 2 aout 2019, les avocats des deux fonctionnent de police demandent aux juges de les acquitter afin qu’ils puissent continuer à exercer leur fonction.

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