Insolite à Douala : Après 8 ans de vie commune, elle empêche le mariage de son concubin avec une autre

Michel T. voulait en épouser une autre, après 8 ans de vie commune et deux enfants avec Marcelline, et un premier mariage en 2012

Photo d'illustration - DR

La scène s’est déroulée le 1er décembre au centre d’état civil secondaire de Nylon Tergal (Douala III).

Le mariage civil entre Michel T. et Marie-Ange vient d’être annulé par l’officier d’état- civil. Raison: le futur marié, enseignant à Souza, avait contracté un premier mariage en 2012 du côté de Bapa, département des Hauts-Plateaux. Quelques années plus tard, il se met en ménage avec une autre femme, Marcelline, de laquelle il aura deux enfants (4 ans et 9 mois à ce jour). Il l’abandonne après huit ans de concubinage et décide d’en épouser une autre.

Affecté dans le Moungo, Michel installe sa famille à Douala, dans une demeure construite par le couple, et fait des aller-retour entre la capitale économique et la petite localité. Il y a peu, sa compagne constate des changements : disparition de vêtements, d’ustensiles de cuisine etc. Toute tentative de dialogue avec son compagnon est vaine. Des accrochages se produisent...

Il y a quelques jours, en cherchant l’acte de naissance de son fils, Marcelline tombe sur un acte de mariage de son compagnon, contracté en 2012 à Bapa sous régime monogamique. Ayant eu vent de son nouveau projet nuptial, informée par un proche de la famille, la dame se rend au centre d’état civil où une publication de bans a été faite pour le 30 novembre puis le 1er décembre 2018.

Ce 1er décembre, Michel, sa fiancée et leur famille respective arrivent au centre d’état civil. Et pendant la célébration, Marcelline surgit avec les deux enfants. Elle pose le bébé sur les jambes de son père, attrape une chaise au passage et s’assoit tout à côté du couple. Puis demande à l’officier de célébrer deux mariages, le sien et celui de sa coépouse. Entre-temps, elle sort le premier acte de mariage et le remet à l’autorité.

Reconnait-il Marcelline ? « C’est la mère de mes enfants, mais je ne suis pas obligé de l’épouser » répond-il à l’officier d’Etat civil. Au sujet de l’acte de mariage, l’homme prétend être divorcé. Où est l’acte du divorce ? Silence de mort dans la salle. L’officier explique à Michel l’impossibilité de célébrer une union sans preuve de divorce.

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