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Cameroun : Michèle Ndoki sort de son silence et raconte comment elle a reçu 03 balles d’un inspecteur de police le 26 janvier (Vidéo)

Cameroun : Michèle Ndoki sort de son silence et raconte comment elle a reçu 03 balles d’un inspecteur de police le 26 janvier (Vidéo)

Dans un entretien exclusif accordé à France 24 depuis un lieu tenu secret, l’avocate de 45 ans militante du Mouvement pour la renaissance du Cameroun dit avoir peur pour sa sécurité et sa santé.


Cameroun : Michèle Ndoki sort de son silence et raconte comment elle a reçu 03 balles d’un inspecteur de police le 26 janvier (Vidéo)
Michele Ndoki ce mercredi 06 février sur France 24 – Capture vidéo

Dans cet entretien, la représentante du MRC au littoral qui faisait partie des grandes figures du parti, descendues dans la rue le 26 janvier, revient sur la scène tragique qui a heurté de nombreux internautes et conduit à l’arrestation de nombreux leader de son parti.

« L’inspecteur de police qui était à ma poursuite arrive dans la gargote avec une arme qui me semblait une arme à pompe et la braque sur moi et me dit, comme ça tu iras encore parler sur EQUINOXE TV, il commence à me tirer dessus. Il est à deux ou trois 3m de moi. Je me retourne pour essayer de me refugier dans un coin. Et pendant que je suis entrain de bouger dans cet abri je reçois 3 balles. 1 à l’arrière de la cuisse gauche qui a aussi perforé l’intérieur de ma cuisse droite et deux sur la face externe de ma cuisse droite. » Raconte t-elle au micro de Marcel Amoko.

Sur la question de la qualité des balles qui fait débat dans l’opinion « Il s’agissait bien de balles réelles. Maintenant elles peuvent ne pas avoir été en métal, elles peuvent avoir été en caoutchouc. D’après ce que j’ai essayé de comprendre par la suite, C’est possible que ce ne soit pas des armes létales, encore faudrait-il qu’elles soient utilisées dans des conditions normales, hors d’après mes recherches, c’est fait pour être utilisées à 05 mètres de la personne. Si j’avais reçus ces balles sur le ventre, je crois que je serai ici pour parler avec vous. ».

L’avocate craint pour sa sécurité et s’interroge sur le devenir du débat politique au Cameroun. « Je me cache depuis ce jour là parce que c’est effrayant de se rendre compte qu’on est une cible et qu’on est pas la seule. (…) Il s’agit d’un débat politique sur le devenir de cette nation. Je crains que me retrouver derrière les barreaux être synonyme d’une dégradation sérieuse, si ce n’est définitif de ma santé. Nous vivons dans une dictature. On vit dans un pays où on ne peut pas être véritablement une force de proposition. Lors que toutes les figures marquantes de cette contestation finissent derrière les bareaux forcement je me dis que mon tour va venir »

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